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Mardi 10 novembre 2009

Journal de 13h le dimanche 8 septembre 2009 france2 : François CLUZET parle de Salah HAMOURI



null Qui a déjà entendu parler de Salah Hamouri ? Pas grand monde, il faut croire.


Salah Hamouri est le fils d’un Palestinien de Jérusalem-est et d’une Française, c’est-à-dire qu’il est aussi Français que Gilad Shalit, le jeune soldat franco-israélien prisonnier d’un groupe armé de Gaza.


Depuis trois ans et demi, Salah Hamouri est prisonnier d’un autre groupe armé : les Forces de Défense Israéliennes. Après trois ans de détention sans jugement, Salah Hamouri a eu le choix entre reconnaître les faits qui lui étaient reprochés et être condamné à sept ans d’emprisonnement ou ne pas les reconnaître et être condamné à quatorze ans d’emprisonnement.


Bien qu’il ait toujours nié, bien que l’armée israélienne ait été incapable de produire un seul témoin ou le moindre début de preuve, confronté à ce choix (pour autant que c’en soit un), Salah Hamouri a finalement reconnu les faits. Il est donc aujourd’hui considéré comme un terroriste et doit purger le reste de sa peine.


Quels sont au juste les faits qui sont reprochés à Salah Hamouri qui justifient une telle rigueur ? D’être passé devant le domicile du rabbin Ovadia Yossef (figure éminente du parti Shass, extrême-droite religieuse) en voiture accompagné d’amis qui sont (ou seraient) militants du FPLP (Front de Libération Populaire de la Palestine). Le rabbin Ovadia Yossef est célèbre pour ses diatribes anti-arabes et son domicile est donc sous surveillance constante.


Trois mois plus tard, lors d’un contrôle, Salah Hamouri est arrêté. On lui reproche d’être membre du FPLP (ce que lui et le FPLP nient) et d’avoir eu l’intention de commettre un attentat contre le rabbin Yossef. Vous avez bien lu : d’avoir eu l’intention. Depuis, Salah Hamouri fait partie des milliers de prisonniers palestiniens parce qu’il aurait eu une intention.


Et quels sont les faits que reconnaît Salah Hamouri ? D’être passé devant le domicile du rabbin Ovadia Yossef sur la suggestion d’un ami, Moussa Darwish. Lea Tsemel, avocate et militante israélienne des droits humains, raconte :

"Ils ont roulé au ralenti, vu une caméra, fait demi-tour et n’en ont plus parlé après. Les enquêteurs n’ont trouvé aucune arme et aucun élément susceptible de prouver qu’ils étaient décidés à passer à l’acte. Il s’agit d’un acte stupide, une bravade, rien de plus."


Fin des velléités d’assassinat, début du complot selon la justice militaire israélienne.

Ces derniers jours, Israël a décidé, dans le cadre du soutien politique à Mahmoud Abbas, de libérer 227 prisonniers palestiniens. Salah Hamouri n’en faisait pas partie.


Gilad Shalit et sa famille bénéficient de toute la sollicitude de la Présidence de la République et du Quai d’Orsay, ce qui est tout à fait normal. Salah Hamouri et sa famille bénéficient de l’indifférence des mêmes, ce qui me paraît déjà moins normal. Gilad Shalit est citoyen d’honneur de la Ville de Paris. Salah Hamouri n’est citoyen d’honneur de nulle part.


Il ne s’agit pas de s’indigner des soutiens dont bénéficient Gilad Shalit et sa famille. En revanche, on est en droit d’attendre une action plus vigoureuse en faveur de Salah Hamouri.

La justice militaire israélienne ne vaut ni plus ni moins que toutes les justices militaires, c’est-à-dire pas grand chose, particulièrement dans un pays soumis alors à une réelle pression terroriste. Mais enfin, le dossier est particulièrement vide : encore une fois, c’est une intention qui est reprochée à Salah Hamouri.


On a connu la diplomatie française plus enthousiaste, par exemple lorsqu’il s’est agi de secourir les infirmières bulgares et un médecin palestinien, pourtant condamnés par la justice libyenne dans des circonstances étonnamment similaires. Eux aussi avaient reconnu les faits parce qu’ils étaient soumis à ce qu’on peut sans exagération appeler un chantage judiciaire. Ou même lorsqu’il s’est agi d’aller libérer les membres de l’Arche de Zoé, pourtant condamnés pour des faits autrement consistants.


Chacun de nous a des positions, des préférences ou des soutiens divers. Pourtant il ne s’agit pas d’être sioniste ou anti-sioniste, pro-israélien ou pro-palestinien : j’ai la faiblesse de croire que les pro-israéliens seront suffisamment attachés à ce pays qui leur est cher et aux valeurs qu’il prétend promouvoir pour s’associer à tous les défenseurs des droits humains.

http://www.france-palestine.org/article10658.html

Par PCF LOUVIERS
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Mardi 10 novembre 2009

S’il restait encore quelques doutes sur le fait que les Verts, (pardon on dit Europe Ecologie maintenant), sont les alliés objectifs de la droite libérale, la récente affaire de réécriture de l’histoire et de trafic de toponymie à Montreuil, la première ville de Seine Saint-Denis, ils sont dissipés par la décision adoptée récemment par le conseil municipal présidé par Dominique Voynet. Laquelle a visiblement oublié sa formation de médecin-anesthésiste pour se révéler capable d’amputer la mémoire ouvrière à coups de hachoir.


null Aux dernières élections municipales, Dominique Voynet est devenue maire de Montreuil, vieille ville communiste de 110.000 habitants dirigée par Jean-Pierre Brard. L’affrontement fut présenté à l’époque comme le combat titanesque entre une femme jeune, verte, moderne, qui sentait bon sous les bras, et un apparatchik brejnévien, gris, triste comme un matin de purge au Kremlin. Fifi Brindacier chez les Soviets du 93.


Evidemment, les choses étaient un peu plus compliquées. Dominique Voynet n’était tout de même pas une colombe de l’année aux ailes chlorophylliennes : deux candidatures calamiteuses à la présidentielle, la direction politique des écolos, l’inutile ministère de l’Environnement sous Jospin et comme Madame était incapable de se faire élire maire dans sa ville de Dole, ses alliés socialistes lui avaient concocté un siège tout chaud de sénateur. Vous savez ; le Sénat, cette chambre pour notables en surcharge pondérale, avec en option le cholestérol, les triglycérides et une vision rurale-conservatrice de la France qui ferait passer les hobereaux de Balzac pour des punks. Il ne semble pas que cela ait gêné Dominique Voynet qui en bonne jurassienne sait reconnaître un vrai beau fromage. Que ce soit un Morbier, un Comté ou un siège à la haute assemblée, peu importe le flacon pourvu qu’on ait la crème.


Mais l’appétit vient en mangeant. Madone un peu moins adorée dans son propre parti, un peu oubliée sous les ors du Luxembourg, elle décide, au municipales de 2008, de devenir maire. Et comme tous les handicapés de gauche du suffrage universel direct, elle choisit de taper dans le vivier communiste et de continuer à déchirer en lambeaux la fameuse ceinture rouge. C’est quand même plus facile de s’attaquer à des fiefs communistes sous une étiquette de gauche par les temps qui courent…Demandez à Elisabeth Guigou, par exemple, qui en avait assez de se faire battre en Avignon et qui est venue se réfugier dans le 9-3, parachutée dans une circonscription communiste sur mesure.


Le choix de Montreuil, pour Voynet, ce n’était pas une mauvaise idée, au contraire, et c’est à ce genre de choses que l’on voit que la militante environnementaliste est devenue une vieille routière de la carte électorale. Elle est partie d’un constat simple, Dominique Voynet. La gentryfication de Paris pousse les gentils bobos trentenaires, surtout quand ils commencent à se reproduire (non, non, ils ne sont pas tous gays et l’adoption, c’est pas encore joué…) à trouver d’autres logements, voire pour ces révolutionnaires des toilettes sèches à chercher, ô honte suprême, à accéder à la propriété, ce rêve de prolos ou de petit-bourgeois qui n’ont jamais rien compris au nomadisme post-moderne.


Donc, tout ce petit monde, que Guy Debord avait déjà parfaitement cerné dès 1990 dans In girum, “petits agents spécialisés dans les divers emplois de ces services dont le système productif actuel a si impérieusement besoin : gestion, contrôle, entretien, recherche, enseignement, propagande, amusement et pseudo critique”, veut se loger plus grand et en même temps ne pas être trop éloignés des endroits où se passe la vraie vie : bars à eaux, librairies citoyennes, marchés bios, salles de concerts ou de théâtres subventionnés.
Et c’est ainsi que Montreuil devint leur terre promise, leur Ultima Thulé, et c’est ainsi que Dominique Voynet, passionaria du non-cumul des mandats, s’est retrouvé sénateur-maire (ou sénateureu maireu ou sénatrice-mairesse1).


La pénible affaire de la place Benoît Frachon, leader historique de la CGT, un des grands noms de la mémoire ouvrière française, n’arrive donc pas pare hasard. Voynet a peut-être senti à Montreuil ce que Pasolini appelle, dans les Ecrits corsaires, “la scandaleuse force révolutionnaire du passé”. Et en matière de passé, Montreuil, c’est du lourd – le siège historique de la CGT, la mémoire de la lutte des classes. L’horreur, pour la néo-bourgeoisie éclairée. Frachon, c’est une époque où la priorité n’était pas de diffuser le tri sélectif des déchets mais d’avoir l’eau courante, où on courait des risques, comme Frachon en août 1944 lorsqu’il signa dans l’Huma l’appel à l’insurrection des métallos parisiens – autre chose qu’une pétition pour les obscurantistes moines tibétains ou la déforestation en Amazonie ; une époque où le commerce équitable ne consistait pas à se déculpabiliser en achetant une livre de café Max Havelaar mais à assurer des soupes populaires, quitte à se retrouver en taule.


Il n’y aura donc plus de place Benoît Frachon à Montreuil, juste une petite esplanade devant les locaux historiques de la CGT. Dominique Voynet a préféré Aimé Césaire. Césaire, ça ne mange pas de pain. On doit trouver Aimé Césaire dans les bibliothèques de ses électeurs. Sa plainte est universelle, comme on dit. Figure inattaquable de l’anticolonialisme, n’est-ce pas ? Il paraît, dixit Voynet, que son nom “parle plus” aux habitants de Montreuil que celui de Frachon. Je n’ai rien contre Aimé Césaire, après tout, ce fut un poète, certes un peu grandiloquent, de l’émancipation anticolonialiste.


Mais cela ne change pas le fond des choses : les Verts qui se veulent la gauche ouverte et moderne de demain ont décidé d’en finir avec un mauvais rêve qui est celui de l’hypothèse communiste et de sa mémoire. Ils mettront, à les détruire, autant d’acharnement que la droite la plus libérale.


Et ils le feront joyeusement, comme de bons petits fonctionnaires orwelliens du ministère de la Vérité, chargés de falsifier le passé en le réécrivant constamment.


Ils n’ont pas encore gagné la partie. Un chômage exponentiel et une paupérisation galopante risquent de rendre au fantôme de Benoît Frachon quelques jolies couleurs.

  1. Quand on veut féminiser, faut assumer…

    http://www.causeur.fr/devoir-d-antimemoire-a-montreuil,3269
Par PCF LOUVIERS
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Lundi 9 novembre 2009

null Deuxième Atelier de la Gauche organisé par le Parti communiste dans l’Eure, l’atelier sur l’emploi et le développement industriel organisé par les communistes de Louviers et de la section Eure-Seine s’est tenu mercredi 28 octobre.


Une trentaine de personnes avaient fait le déplacement. Beaucoup de communistes étaient présents dont Gaëtan Levitre, conseiller général de Pont de l’Arche. Christian Renoncourt représentait le PS ; Hervé Castel le MRC ; Pierre Vandevorde le NPA. Plusieurs salariés de M-Real avaient fait également le déplacement.

Toujours pas de nouvelles des Verts et du MRG (pourtant, on était à Louviers !).


Antonio De Almeida, représentant national CGT-Renault et candidat du Front de Gauche aux européennes dans notre circonscription animait le débat avec Arnaud Levitre.


Un débat riche sur les possibilités de s’opposer à la politique de Sarkozy, de construire des projets industriels pour notre Région (Secteur automobile autour de Renault Cléon et des sous-traitants, secteur papetier avec M-Real, services publics) et de créer le rapport de force nécessaire, socialement et politiquement.


Cet atelier aura permis de faire le point sur les nécessaires rapprochements entre forces de gauche dans les luttes, comme pour La Poste, et sur un plan plus politique, à l’approche des Régionales de mars 2010.

Nous organiserons régulièrement et avec toutes celles et tous ceux qui veulent faire de la politique autrement d'autres rendez-vous de ce type.

Par PCF LOUVIERS
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Samedi 7 novembre 2009


A l’occasion de la célébration du 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin, on assiste actuellement à un déferlement de propagandes dans tous les grands médias visant à présenter les régimes des pays de l’Est comme des systèmes communistes tout à la fois désuets et criminels par nature.

L’objectif est d’empêcher nos concitoyens de penser possible une alternative au capitalisme dont ils vivent quotidiennement les méfaits.

C’est pourquoi, dans ce contexte, les initiatives rédactionnelles de l’Humanité et de l’HD sont importantes.

Il ne s’agit pas pour nous de dire que les pays de l’Est étaient des paradis, ce qui n’est pas vrai, mais d’une part de revenir sur les évènements historiques en toute objectivité et d’autres parts de faire le bilan, 20 ans après, des espérances qu’avait pu faire naitre la fin de la guerre froide.

 Deux Numéros forts pour traiter cette célébration :

l’Humanité Dimanche du jeudi 5 novembre avec un dossier de 24 pages et l’Humanité du lundi 9 novembre avec un dossier de 12 pages.

Des interviews exceptionnelles figureront dans ces dossiers : Hans Modrow, le dernier Premier ministre de RDA sera interrogé dans l’Humanité quotidienne du 9, le prix Nobel Gunther Grass donnera son point de vue dans l’HD du 5 novembre.

Des analyses fouillées, des débats contradictoires seront publiés largement dans ces dossiers.

Par PCF LOUVIERS
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Jeudi 29 octobre 2009

C'est sans débordements de joie que les paysans ont écouté le discours de Sarkozy.

Il a failli nous faire pleurer (de rire) avec ses périphrases sur l'importance de la paysannerie, cuisinée pour la circonstance à la sauce identitaire.

Mais il a surtout trouvé de l'argent, qu'en grande partie, au final, nous rembourserons (pas les banques). Il a omis de dire aussi que la crise de ce métier n'était pas liée à la crise financière mondiale mais à des choix politiques européens et mondiaux, choix qu'il a fait aidé de ses complices de la FNSEA.

Il a raison de mentir, puisque ça marche !

De plus, il leur raconte toujours le même discours. Pourquoi s'emmerder!!!


Par PCF LOUVIERS
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Mardi 27 octobre 2009


Les trois composantes du Front de gauche se sont réunies ce week-end.


Chacune, à sa façon, a oeuvré pour que la route qui nous permette de chasser Sarko et sa clique, pétainiste alias Besson, répressive avec Hortefeux, destructive des services publics avec Wurtz et Chatel et bien sûr le triste sire qui nous gouverne et nous enfume soit ouverte.


Le PCF publie son "offre nationale" qui affirme la volonté de prolonger la démarche d’unité et d’indépendance expérimentée lors des élections européennes et permettant la présentation de listes autonomes du Parti socialiste et d’Europe écologie aux élections régionales.


Le Parti de Gauche réaffirme sa volonté d’aller à ces élections dans un tel cadre.


La Gauche Unitaire réaffirme son engagement total et sa volonté d'élargissement du Front de Gauche 


Les trois composantes souhaitent toutes les trois que les listes communes se dotent d’un programme en rupture avec le libéralisme et le productivisme, qu’elles se donnent pour ambition de bousculer la donne à gauche pour y former des majorités et diriger les régions sur un tel programme. Elles s’inscrivent pour le deuxième tour, dans la bataille pour battre la droite, refusent les alliances avec le Modem et considèrent que leur participation aux exécutifs régionaux suppose que soient réunies les conditions de la mise en œuvre de politiques réellement ancrées à gauche dans les régions.

 

Les Alternatifs et la Fédération pour une alternative sociale et écologique ont des points de vue proches de ceux du Front de gauche sur les questions évoquées. Il reste maintenant au NPA à faire le pas en avant nécessaire pour permettre à l’ensemble de la gauche de gauche de se présenter unie lors des élections régionales.

 

Plus que jamais, il est décisif de faire émerger une véritable alternative à gauche !

Par PCF LOUVIERS
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Lundi 26 octobre 2009

Le PCF a voté dimanche, à une très large majorité, l'autonomie vis-à-vis du PS au premier tour des élections régionales. Le Parti communiste a par ailleurs validé le principe d'une ouverture du Front de gauche, créé avec Jean-Luc Mélenchon, à de "nouvelles forces" issues du monde syndical, social ou associatif

null L'"offre nationale" du PCF a été votée à 80,3% (126 voix pour, 22 contre et 9 abstentions) lors du Conseil national (parlement) réuni au siège du Parti, place du Colonel Fabien à Paris. Selon le texte final, "ces listes en ouvrant un autre choix à gauche que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie, visent à lever une dynamique de rassemblement et de victoire à gauche sur des choix clairs".

Il s'agit donc de poursuivre l'alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et la Gauche unitaire de Christian Picquet (ex-NPA) au sein du Front de gauche, qui avait recueilli 6,5 % des voix aux européennes. "Il faut faire de ce Front un levier pour faire bouger le curseur à gauche", a déclaré Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, lors d'une conférence de presse à l'issue du Conseil national.

Cette stratégie doit désormais être discutée région par région, conformément aux statuts du PCF : des accords locaux avec le PS dès le premier tour pourraient donc se dégager, le PCF comptant 185 conseillers régionaux sortants dans 18 Régions de métropole.

Le Conseil National du PCF adopte l’offre politique national pour les régionales 2010 

Les élections régionales de mars 2010, revêtiront un enjeu très important.

Elles vont décider des orientations politiques dans les régions, un échelon territorial dont l’importance n’a cessé de grandir, et elles constitueront la dernière occasion donnée à l’ensemble des électrices et des électeurs de s’exprimer sur la politique conduite dans le pays avant 2012.

Elles se préparent dans une situation politique en pleine évolution, dans un contexte d’urgences sociales, politiques, environnementales, démocratiques grandissantes. Des urgences auxquelles il devient chaque jour plus pressant d’apporter des réponses.

La crise capitaliste s’aggrave lourdement depuis un an. Chômage, à caractère massif pour les jeunes, fermetures d’usines, plans de licenciements, inégalités et pauvreté, remise en cause des droits des femmes, détresse au travail, atteintes aux libertés, mal vie dans les quartiers, crise agricole et alimentaire, alertes écologiques… tous les clignotants sont au rouge.

Loin de combattre la crise, la politique de Sarkozy et de sa majorité UMP, étale son indécence, en se révélant aux yeux d’un nombre grandissant de Françaises et de Français pour ce qu’elle est : une politique injuste et égoïste au service de la seule classe dominante, des privilèges de l’argent, et des logiques de rentabilité.

Cette politique développe d’énormes contradictions. Des fonds publics considérables sont mobilisés au profit des actionnaires, des banques et des grands groupes sans aucune contre-partie pour l’emploi, les salaires et les qualifications. Cet argent nourrit la relance de la spéculation sans que soient traitées les causes de la crise. Cela prépare une récession plus grave encore.

Cette politique est maintenant régulièrement et massivement contestée, comme on le voit avec les luttes multiples qui se développent dans tous les secteurs de la société, comme on l’a vu avec la formidable mobilisation citoyenne contre le projet de privatisation de La Poste. Mais la droite s’obstine à imposer coûte que coûte ses décisions et cherche même à en accélérer le rythme. Nicolas Sarkozy s’enfonce pour cela dans un exercice de plus en plus autoritaire de son pouvoir présidentiel. C’est un véritable bras de fer qui est engagé entre ce pouvoir et une partie grandissante de notre peuple qui exprime le besoin de politiques qui répondent réellement à leurs attentes.

Face à cette situation, la combativité sociale ne faiblit pas. Mais grandit aussi le besoin d’une alternative politique. Une attente et une disponibilité nouvelles mûrissent dans le pays pour travailler aux constructions qui permettraient à cette alternative politique de voir le jour.

Rien n’est joué. Car, face à la droite, la confusion règne à gauche sur le projet qui devrait être opposé à cette politique et sur la nature des rassemblements, des constructions politiques, des alliances qui lui permettraient de devenir majoritaire. Alors que les attentes, les forces disponibles existent pour construire une issue réellement à gauche, le risque est grand qu’elles se dispersent, se divisent, s’égarent dans des opérations de recomposition qui ne cessent d’être lancées pour obscurcir toute perspective réelle de réponse à la crise capitaliste. Alliances au centre, primaires ouvertes, coupure irrémédiable de la gauche en deux, instrumentalisation de la question écologique à des fins de recomposition... les fausses pistes ne manquent pas, au plan national comme dans les régions, pour conduire les forces de gauche dans de nouvelles impasses, vers de nouvelles défaites, leur faire accepter de nouveaux renoncements.

Les forces de gauche peuvent se retrouver côte à côte dans des luttes contre la politique sarkozyste, mais à ce jour ne se rassemblent pas sur un projet. Le PS parle de rassemblement à gauche mais n’opère pas de clarification forte sur son projet et entretient le flou sur des alliances de second tour avec le Modem. Les Verts parlent eux aussi de rassemblement à gauche mais les listes Europe Écologie poursuivent la construction de rassemblements hétéroclites aux contours et aux objectifs politiques très ambigus. Le NPA quant à lui persiste à refuser la nécessité de travailler à des majorités de gauche.

Il n’est pas possible d’en rester là. Il est urgent de relever le défi d’une issue politique à la crise actuelle, de sortir de cette confusion, de faire émerger à gauche un nouvel espoir, de s’attaquer sans attendre à construire cette alternative politique majoritaire de gauche qui permettra de répondre à la crise et aux urgences populaires en s’attaquant aux logiques capitalistes. C’est le moment, et c’est possible.

Nous avons entamé ce travail et cette démarche en faisant le choix à notre congrès de la constitution de fronts. Nous avons concrétisé cette démarche avec le Front de gauche à l’élection européenne, en proposant sur la base d’un projet clair un rassemblement sans exclusive à toutes celles et ceux qui se reconnaissaient dans ce projet. Ce n’était qu’un début mais cela a créé une dynamique. Nous voulons amplifier cette démarche, aller beaucoup plus loin, en portant haut et fort son ambition majoritaire.

Les élections régionales sont une occasion d’avancer dans cette voie. Tout doit être fait pour que puisse s’exprimer dans ce scrutin de la manière la plus forte et la plus claire possibles le besoin d’orientations politiques et de majorités régionales résolument ancrées à gauche. C’est nécessaire pour le pays et pour les régions.

D’ailleurs, l’UMP n’aborde pas ces élections comme des élections intermédiaires. Elle veut tous les pouvoirs et ne supporte pas que la gauche dirige vingt régions sur vingt deux. Elle entend faire de la reconquête des pouvoirs régionaux en mars 2010 un tremplin pour relancer l’adhésion à son projet politique et le remodelage de la société qu’elle a engagée. Son projet s’inscrit d’ailleurs dans les politiques européennes qui poussent à la mise en concurrence des territoires, des métropoles jusqu’aux régions, en les soumettant toujours plus aux exigences des marchés.

Voilà pourquoi les élections régionales auront dans ce contexte un triple enjeu :

le premier enjeu sera celui des orientations politiques adoptées. Soit les régions deviennent des relais, des amplificateurs de la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy, ou accompagnent cette politique sans réellement la combattre ; et la crise, les inégalités seront encore aggravées. Soit elles deviennent des pôles de résistance à cette politique, des pôles d’initiatives, de luttes et de propositions pour promouvoir d’autres logiques solidaires, citoyennes, écologiques ; et elles peuvent contribuer à faire reculer la crise, à rendre la vie meilleure à des millions de nos concitoyennes et concitoyens, à faire émerger des choix politiques alternatifs aux logiques capitalistes et aux modèles productivistes.

Nous voulons des projets régionaux qui portent partout une cohérence nationale forte à partir de plusieurs grands axes de propositions :

la défense et la promotion des services publics, nationaux et locaux, notamment en matière d’éducation, d’enseignement supérieur, de recherche et de culture ; de sécurisation de l’emploi et de la formation ; de protection de l’environnement ; de transports, d’énergie, de santé et de logement... Une politique de lutte contre toutes les discriminations et pour l’égalité des femmes et des hommes.

La promotion de nouveaux critères d’utilisation de l’argent, avec notamment la création de fonds publics régionaux que pourraient saisir les salariés et les citoyens, impulsant, en lien avec le système bancaire, la sélectivité des crédits pour favoriser l’emploi, la formation, la recherche, le respect de l’environnement ; et de nouveaux pouvoirs donnés aux salariés dans les régions et les entreprises pour décider et contrôler l’utilisation des fonds distribués. Une réforme globale de la fiscalité et des financements est également indispensable.

La relance de politiques industrielles, agricoles et urbaines, qui permettent en tous domaines, de répondre aux exigences d’un nouveau type de croissance, d’un nouveau type de développement socialement solidaire et écologiquement durable. La conquête de nouveaux pouvoirs pour les salariés et leurs organisations, pour les citoyens, dans les entreprises comme dans les territoires, avec notamment de nouveaux droits d’intervention et des processus de démocratie participative généralisés.

Le second enjeu est un énorme enjeu démocratique.

La concentration et la confiscation des pouvoirs, portées en germes par la présidentialisation du régime, atteignent avec la présidence de Nicolas Sarkozy un niveau caricatural. Elles s’accompagnent d’une attaque en règle contre les libertés et les droits démocratiques. Mais cela ne suffit pas. La droite veut maintenant engager une réforme des collectivités locales qui est une attaque frontale contre la démocratie locale à tous les échelons, communale, départementale et régionale : sont programmés à terme la disparition des communes et des départements, le transfert massif de service public au privé, et l’impossibilité pour les élus de répondre aux aspirations de leurs populations, avec la limitation des compétences des collectivités et la suppression de la Taxe professionnelle. La création des conseillers territoriaux, cumulant mandat départemental et régional, la constitution de grandes métropoles, un mode de scrutin anti-démocratique seraient autant de facteurs de reprise en main par un Etat au service des grands groupes, d’éloignement des élus des citoyens et de recul grave du pluralisme politique.

La campagne des élections régionales doivent permettre de révéler ces projets largement ignorés, de construire une large riposte, de revendiquer que les assemblées locales et les citoyens soient consultés sur un tel bouleversement territorial. Elle doit porter une conception offensive de la démocratisation de l’Etat, des pouvoirs régionaux, du rôle des élus, et des services publics nationaux et locaux ; faire preuve d’audace en matière de droits des citoyens et des salariés à intervenir dans les entreprises et les territoires ; faire prévaloir des logiques de coopération entre les collectivités contre les logiques de mise en concurrence.

le troisième enjeu est celui de l’alternative politique à gauche. Les régions se doteront-elles de projets régionaux et de majorités clairement engagées à gauche, à la hauteur des nouveaux défis imposés par la crise et la politique agressive de la droite ? Ou seront-elles le théâtre de recompositions qui desserviraient tout le camp progressiste et surtout l’intérêt des régions et de leurs populations ?

Les majorités de gauche sortantes ont des bilans contrastés, mais ont permis dans un grand nombre de régions de réelles avancées pour le quotidien de milliers de femmes et d’hommes. Le travail des élus communistes dans ces régions en s’appuyant sur les populations, a démontré qu’il était possible d’obtenir des infléchissements des politiques régionales, de faire prévaloir des projets d’utilité publique. Ces élus constituent de solides points d’appui pour construire avec les populations les réponses de gauche qu’elles attendent.

Dans le mandat à venir, face à la crise et aux politiques gouvernementales de la droite, il faudra relever de tout autres défis. La gauche doit construire, avec les citoyen-ne-s, en s’appuyant sur la mobilisation et la créativité sociales, des projets à la hauteur. Ce n’est donc pas le moment de baisser la garde à gauche. Les urgences sociales et écologiques sont pressantes, et la gauche gagnera si elle va à ces élections avec des projets ambitieux, novateurs et courageux. La gauche mobilisera si elle va au devant des électeurs avec un projet clair et combatif, qui favorise l’intervention populaire pour faire face aux urgences sociales. Elle ira au contraire à l’échec si elle mise sur des calculs politiciens qui la conduisent à composer avec les idées libérales au moment où celles-ci font la preuve de leur faillite.

Pour ces élections, il y a donc un enjeu pour savoir où se trouvera, dans les programmes comme dans les alliances, le centre de gravité des majorités alternatives à la droite. Nous le voulons pour notre part clairement à gauche, car c’est la condition de politiques réellement efficaces face à la crise capitaliste, et donc la condition de victoires à gauche construites sur la mobilisation populaire. Cela comptera aussi pour les échéances politiques futures.

C’est avec l’ambition à nos yeux incontournable de relever ces défis que le Parti communiste lance un appel à toutes les forces, à toutes les femmes et les hommes de gauche représentatifs des courants politiques progressistes, comme du mouvement syndical, social, associatif, issus de la ruralité comme des grandes zones urbaines et de leurs quartiers populaires, à travailler ensemble pour que puisse s’exprimer dans ces élections de la manière la plus forte et la plus claire possibles la volonté de politiques et de majorités régionales résolument engagées à gauche.

Partout où les conditions peuvent en être créées, où les forces disponibles existent, le Parti communiste propose que ce travail commun débouche, autour d’ objectifs et de projets clairs, sur la constitution de listes de Front de gauche de large rassemblement au 1er tour, qui, à partir mais très au delà des trois forces qui se sont rassemblées à l’élection européenne (Parti communiste, Parti de gauche, Gauche unitaire), permettraient de réunir toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette démarche.

Ces listes pourraient s’ouvrir à des forces nouvelles, et faire une large place à toutes les femmes et les hommes, citoyens, militants du mouvement social, élus locaux, qui dans leur diversité partagent l’urgence de cette démarche de clarté et de rassemblement. Cette unité, cette diversité, cette large démarche de rassemblement, tout en assurant la juste représentation des partis qui l’initient et en s’appuyant sur leurs acquis électoraux, devront s’exprimer dans la composition des listes, jusque dans le choix des têtes de liste régionales et départementales.

Ces listes, en ouvrant un autre choix à gauche que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie, visent à lever une dynamique de rassemblement et de victoire à gauche sur des choix clairs. Faut-il concevoir ces listes en opposition au reste de la gauche ? Non, au contraire, comme nous le proposons, il faut faire de ce front un levier pour faire bouger le curseur à gauche.

Pour réussir, les objectifs que pourraient se fixer ces listes doivent être clairs :

Construire de la manière la plus ouverte et la plus participative possibles les projets régionaux clairement ancrés à gauche que devront porter ces listes, et créer autour de ces projets les conditions du rassemblement le plus large.

Tout faire pour empêcher la droite de reconquérir les régions, et créer partout les conditions de majorités régionales de gauche, avec l’objectif de porter dans ces majorités des projets de transformation sociale réelle, et si les conditions en sont créées de travailler à leur mise en œuvre, jusque dans les exécutifs régionaux.

Cela supposera de travailler sans ambiguïté au lendemain du premier tour à la fusion des listes de gauche et écologistes, donc à l’exclusion du Modem, dans le respect de l’influence de chacune de ces listes.

Tout faire pour élire dans ces majorités de gauche le maximum d’élus à même de porter ces objectifs avec détermination durant tout le mandat, notamment en élisant le maximum de conseillers régionaux communistes.

Si elle est construite dans la clarté et dans l’ouverture la plus large, cette démarche peut aller à la rencontre des attentes de millions de nos concitoyennes et concitoyens. Mais ce sera une rude bataille. Elle doit être engagée sans tarder.

Le conseil national appelle les communistes à prendre leurs décisions région par région en pleine connaissance de cette offre, en appréciant les possibilités de la conduire dans chacune de leurs régions, en prenant les décisions les plus utiles pour faire avancer les objectifs qu’elle énonce.

Au delà du débat des communistes qui doit se mener dans le respect de toutes les options exprimées, et des décisions qu’ils ont à prendre en pleine souveraineté, le Conseil national les appellent à faire connaître cette offre très largement dans la population, à prendre tous les contacts nécessaires avec celles et ceux qui peuvent s’y reconnaître.

Nous voulons mener une campagne offensive et constructive, qui refuse d’alimenter les logiques de division, qui soit axée sur un projet et des propositions de rassemblement, qui porte la perspective de constituer des majorités de gauche sur le contenu le plus transformateur possible.

Engageons sans tarder et avec confiance, toutes et tous ensemble, dans l’unité des communistes, une très grande campagne des élections régionales !

Par PCF LOUVIERS
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Mercredi 21 octobre 2009

Par PCF LOUVIERS
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Lundi 8 juin 2009
Baptême du feu réussi pour le Front de Gauche!

Mais la principale gagnante de cette élection européenne, c'est l'abstention. Elle a atteint hier soir un niveau record, dépassant même les 60%.

C'est une bien mauvaise nouvelle !


La droite, avec ses 28%, n'en a pas fini avec ses agressions envers la société française et européenne. Mais elle n'a pourtant pas de quoi pavoiser. 28% de 40% de votants, ça ne fait que 10% sur l'ensemble des électeurs inscrits. Ce n'est surement pas une victoire pour l'UMP

Le parti socialiste paie sa campagne illisible et surtout incompréhensible. Il ne récolte que 16,8%. C'est son plus mauvais score à cette élection. Ce carton jaune doit pouvoir faire comprendre au parti le plus important à gauche (pour l'instant) qu'il doit mener une politique plus claire et en rupture avec le capitalisme. L'adaptation ne paie pas.


Cette fameuse rupture, le Front de gauche la revendique et c'est dans l'unité que nous faisons 6,3%. C'est un score très honorable qui présage une ascension future. Baptême du feu réussi pour le Front de Gauche qui décroche 4 sièges.

Les gauchistes du NPA qui ont refusé l'unité ne seront pas représentés à Strasbourg, ils subissent un échec important car ils ne franchissent pas les 5% (4,8%) qui était annoncé comme un objectif, ils ne dépassent pas le Front de Gauche (6,3%) et n'envoient aucun élu à Strasbourg.


Dans notre Région Nord-Ouest, nous sommes très heureux de vous informer que le député Jacky Hénin a été réélu. C'est la garanti que les intérêts des salariés seront défendus à l'échelle européenne.

Par PCF LOUVIERS - Publié dans : élections
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Mercredi 3 juin 2009

Le 26 mai dernier se tenait le deuxième grand meeting normand du Front de Gauche pour les élections européennes.

La grande salle du Hall des Expositions à Rouen a eu du mal à accueillir tout le public malgré les 700 places disponibles ! Ce que les militants ressentent sur le terrain et que traduisent les sondages a été prouvé hier : le Front de Gauche attire de nombreux salariés, notamment parmi ceux qui participent activement au mouvement social !


Cette progression du Front de Gauche se fait sur le terrain, loin des grands médias qui "oublient" de relayer nos initiatives très régulièrement.


Durant les 2 heures et demi du meeting, ce sont succéder les ténors de la liste pour notre circonscription mais aussi des personnalités locales.


L'Eure était en force, non seulement dans la foule, mais aussi à la tribune !


C'est d'ailleurs notre camarade Alice Albertini, 22 ans, étudiante et conseillère municipale d'Evreux, qui a lancé la réunion et assurer les transitions. Puis, avec beaucoup d'humour, notre "postière" et candidate euroise, Michèle Lequilerier, est venue défendre les services publics à la tribune et dénoncer les menaces grandissantes qui pèsent sur ceux-ci par le biais de directives européennes qui attendent le lendemain des élections pour être votées !


Daniel Paul, député communiste du Havre, nous a présenté les trois propositions de lois que les députés communistes et du parti de gauche déposeront jeudi prochain à l'assemblée nationale. Des propositions de lois qui permettraient immédiatement de rendre du pouvoir d'achat aux salariés, de lutter contre le dumping social et les délocalisations. On verra jeudi qui, à gauche, à vraiment l'intention de se ranger du côté des salariés !


Antonio de Almeida, candidat du Front de gauche et délégué européen au Comité de groupe Renault pour la CGT, a vigoureusement dénoncé l'échec de la politique économique de Sarkozy. Une politique toute entière consacrée à la sauvegarde des banques et des finances et qui remet en cause de nouveaux acquis sociaux.


Pascal Langlois, responsable du MRC de Seine-Maritime, est venu représenté le collectif "République et Socialisme" qui regroupe tous les militants MRC (Chevènementistes) qui souhaitent s'investir avec le Front de Gauche pour ses élections.


Notons au passage que 36 économistes célèbres ont apporté cette semaine leur soutien public au Front de Gauche, validant en cela le programme économique de nos candidats.


D'autres intervenants se sont succédés, notamment Laurence Sauvage, numéro 4 sur la liste, membre du parti de Gauche et jeune chômeuse, qui est venue dénoncer, avec son cœur, le vol du Non du peuple français au traité constitutionnel européen par la droite et une partie de la gauche.


Enfin, Michèle Ernis, numéro deux de la liste, et Jacky Hénin ont pris la parole.


Michèle Ernis a rappelé ses 40 ans "annuités" à la LCR dont 35 ans à sa direction nationale. Avec énergie, elle a dénoncé les dérives libérales et autoritaires en cours en France mais rappelé également l'ampleur historique des mobilisations sociales en cours. Ce Front de Gauche qui rassemble PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire et qui rassemble des acteurs du mouvement social, ce Front de Gauche déborde de son lit et devient la propriété des travailleurs. D'un Front de Gauche, Michèle Ernis souhaite que son développement en face rapidement un "Front Populaire" !


Jacky Hénin, député sortant et tête de liste dans notre circonscription, a conclu cette soirée par une présentation impitoyable du bilan social et économique de la droite sarkozyenne en France et de la cogestion entre droite, centre et sociale-démocratie en Europe ! Face à une Europe volontairement libérale, seule une forte opposition d'une gauche radicale peut changer la donne ; comment construire une "nouvelle Europe", slogan à la mode, ou une Europe plus sociale alors que le traité de Lisbonne empêche toute convergence sociale et toute règle qui freinerait la "libre circulation des capitaux" ?


Oui, le 7 juin, il n'y a qu'une force capable de rassembler une gauche antilibérale et de proposition, c'est le Front de Gauche !


L' introduction d'Alice Albertini :

 


Alice Albertini
envoyé par arnaudlevitre.

 

 

L'intervention très réussie de Michèle Lequilerier :

 


Michèle Lequilerier, candidate du Front de Gauche
envoyé par arnaudlevitre 

 

 

Par PCF LOUVIERS - Publié dans : élections
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