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Samedi 18 avril 2009

Déclaration de Jacky Hénin, Député au Parlement européen (PCF - GUE/GNL), candidat du Front de Gauche.


L'ouverture immédiate de quotas supplémentaires de pêches, à la sole et au cabillaud, pour les zones 4C et 7D, est vitale pour l'avenir de la pêche artisanale sur la côte Opale.


En la matière, Il est du devoir du gouvernement de notre pays de prendre toutes ses responsabilités d'État souverain face à la Commission européenne. De même, tous les députés européens français de la circonscription Nord, doivent d'urgence mettre la pression sur les technocrates de Bruxelles. Pour ma part, je vais immédiatement interpeller le ministre Barnier et le Commissaire européen Borg.


On ne comprendrait pas que le gouvernement se dise impuissant à aider la pêche artisanale Française alors qu'il a été capable d'imposer à la Commission européenne, au mépris de la « concurrence libre et non faussée », des aides d'État de plusieurs dizaines de milliards d'Euros pour les banquiers spéculateurs responsables de la crise.

Certes la question de la ressource en poisson est un vrai problème. Mais, au-delà de cette contrainte réelle, on voit bien que ce qui est en cause, ce sont les fondements de la politique économique et sociale de l'Union européenne : la concurrence sauvage et le refus de la démocratie au profit de la dictature des technocrates de Bruxelles.


Avec raison, les pêcheurs en ont ras le bol d'être soupçonnés en permanence d'être des délinquants de la mer, par une Commission européenne qui se montre au contraire très complaisante pour les véritables forbans de la mer que sont les pavillons de complaisance. Contrairement aux préjugés de l'aréopage de technocrates de la Commission européenne, nul n'est plus attaché à la préservation des ressources halieutiques que les marins pêcheurs. C'est à la fois leur gagne-pain, leur patrimoine et l'avenir de leurs enfants.


Il y en a plus qu'assez, que des quotas relatifs aux quantités et aux jours de pêche, définis bien souvent sans véritable fondement scientifique et que les États se revendent entre eux, en dépit du bon sens, interviennent dans l'établissement des zones de pêche.


La Commission européenne ne doit plus jouer la division entre pêcheurs de différentes nationalités. Tout le monde doit être sur un pied d'égalité au sein de l'Union européenne. C'est pourquoi sur le système de quota, la Commission européenne devrait travailler démocratiquement avec les professionnels de la pêche, plutôt que d'imposer sa dictature de la gouvernance des « experts » et des « technocrates ».

 

Jacky Hénin,
Député au Parlement européen (PCF - GUE/GNL),
candidat du Front de Gauche.

Calais, le 15 avril 2009

Par PCF LOUVIERS
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Vendredi 17 avril 2009

Semaine après semaine, les annonces de suppressions d'emplois s'accumulent : Total, Continental, La Redoute, Les Trois Suisses, Valéo, Caterpillar, Arcelor Mittal, FNAC, etc. La vague s'étend et la plupart des secteurs de l'économie sont touchés. Les décisions de chômage partiel sont également nombreuses. Sans compter ces suppressions «invisibles» que constituent les fins de CDD ou de missions d'intérim.


Le phénomène est général partout dans le monde. Les chiffres font froid dans le dos : près de 2 millions de chômeurs supplémentaires aux Etats-Unis pour les mois de décembre à février, 350 000 chômeurs de plus en deux mois en Espagne, 90 000 de plus en deux mois et une prévision de 500 000 de plus à la fin 2009 en Allemagne. En France même, l'Unedic ne cesse de réviser à la hausse ses prévisions et annonce maintenant 450 000 chômeurs supplémentaires à la fin de l'année. Mais les 90 000 chômeurs supplémentaires du seul mois de janvier peuvent faire craindre bien davantage.


Les entreprises réagissent à la récession économique par des suppressions d'emplois, même quand elles font des profits. L'insupportable Madame Parisot, patronne du Medef, veut «sécuriser les licenciements pour les entreprises et les salariés». En fait, elle veut assouplir les procédures de licenciements en vertu de cette idée éculée selon laquelle si les employeurs peuvent licencier plus facilement, ils embaucheront davantage !


De son côté, Sarkozy et son gouvernement s'obstinent dans leur politique libérale. Le mini plan de «relance» de fin 2008 n'est pas de nature à relancer l'activité économique, pas plus que son saupoudrage de mesurettes «sociales». du début de l'année. Dans le même temps, le paquet fiscal continue de redistribuer aux riches des milliards qui manquent pour l'emploi ; et la liquidation des 35H, la libéralisation des heures supplémentaires, la réduction des emplois publics, continuent de jouer contre l'emploi.


Il est temps d'imposer un changement de cap. Ce n'est pas aux salariés et à la population de payer la crise pendant que spéculateurs et profiteurs seraient épargnés. La lutte des travailleurs des Antilles et de la Réunion, la mobilisation du 29 janvier expriment cette exigence. D'autres luttes sectorielles dans le secteur public (santé, éducation, recherche, Poste, etc) ou dans des entreprises privées confrontées aux restructurations et suppressions d'emplois, confirment la nécessité de l'unité pour construire les rapports de force.


La journée de grèves et de manifestation du 19 mars permettra de se faire entendre avec encore plus de force face à un gouvernement qui fait la sourde oreille face aux revendications légitimes pour l'emploi, les salaires, les services publics. Le Front de Gauche est totalement solidaire de cette mobilisation et appelle à tout faire pour en assurer le succès.


Au-delà, ce qui est posé c'est bien la question d'une alternative à ces politiques libérales qui ont conduit à la catastrophe. Ce sont de nouveaux choix économiques, sociaux, écologiques et démocratiques qui sont nécessaires pour sortir de l'ornière actuelle. Il y a urgence à ouvrir une autre perspective. L'Histoire en atteste : la crise économique et sociale peut déboucher sur une crise politique majeure. Si aucune issue progressiste n'est proposée, alors le pire peut survenir et une droite extrême se poser en recours.


La raison d'être du Front de Gauche c'est de contribuer à relever le défi d'un changement de cap au niveau européen, de changer d'Europe. La gauche de transformation doit se rassembler si elle veut être à la hauteur de ses responsabilités et proposer une alternative crédible face à tous les renoncements. Les élections européennes du mois de juin en fournissent l'opportunité. Ce sera le premier rendez-vous électoral depuis l'élection présidentielle où s'exprimera le jugement populaire sur la politique menée. Un vote sanction doublé d'une exigence d'alternative, telle est l'ambition que veut incarner le Front de Gauche.

Par PCF LOUVIERS
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Vendredi 10 avril 2009

mais...
LA VIOLENCE C'EST EUX !


Ces derniers jours, on a vu la droite, Nicolas Sarkozy en tête, orchestrer une campagne de criminalisation des mouvements sociaux. Cette campagne prend pour cible toute voix divergente du discours officiel de l'UMP. Elle vise, avec l'aide des médias proches du pouvoir comme Le Figaro, à taire les vrais problèmes auxquels se voient soumis de plus en plus de Français, du faite de la crise du système capitaliste.



Amalgame


« Je ne laisserai pas faire » a dit Nicolas Sarkozy, à propos des séquestrations que se voient souvent forcés d'utiliser les travailleurs, otages de plans sociaux de licenciements. Dans le même temps, il laisse faire ses amis du CAC 40 et du MEDEF, qui continuent de s'enrichir aux dépens de l'Etat et des salariés.


Sarkozy a oublié les mots qu'il avait adressé aux marins pêcheurs bretons, le 3 avril 2007, lors de la campagne électorale : « Ici, quand on recourt à la violence, ce n'est pas pour se distraire, ce n'est jamais pour nuire à autrui, c'est parce qu'on est désespéré. C'est parce qu'on n'a plus de recours et qu'on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale ».


Le Président tente aussi de faire un amalgame entre les salariés qui peinent à survivre quotidiennement et qui voient leurs emplois menacés, et les casseurs violents de Strasbourg, qui n'ont rien à voir avec les dizaines de milliers de manifestants pacifistes qui se sont rassemblés pour demander un monde plus juste et solidaire à l'occasion du sommet de l'OTAN le week-end dernier.


Stratégie planifiée


L'attitude des forces de l'ordre lors de ce sommet, où ils ont laissé faire pendant des heures des provocateurs avant d'intervenir, montre que cette stratégie était planifiée. L'objectif ? Montrer les chefs du monde capitaliste célébrer la paix et la naissance du nouveau monde, et de l'autre, criminaliser les mouvements sociaux. Cela a permis au pouvoir d'éviter le débat sur les graves conséquences de la réintégration française dans le commandement militaire intégré de l'OTAN.


A la suite de ces évènements, Marie-George Buffet a déposé à l'Assemblée nationale une proposition qui demande la mise en place d'une commission d'enquête pour faire la lumière sur cette affaire. Quel a été le rôle exact des forces de « l'ordre » ? Pourquoi cette complaisance avec les casseurs ? Quelle a été l'attitude de la préfecture du Bas-Rhin, qui devait pourtant garantir le maintien de l'ordre public et la protection des manifestants pacifistes et des habitants de Strasbourg ? Pourquoi un tel dispositif avec l'armée, des hélicoptères, plusieurs jours de blocage d'une ville qui a pourtant l'habitude d'accueillir des chefs d'Etat ?


Le Président des patrons


Nicolas Sarkozy et le reste de la droite majoritaire s'efforce en même temps de redonner une légitimité aux patrons, saluant « l'immense majorité des chefs d'entreprise qui souffrent de la crise et se comportent formidablement bien ».


Néanmoins, la plupart des français sont conscients des injustices produites par la crise. Selon un sondage Ifop, 30% de la population soutiennent les séquestrations de patrons comme mesure de pression des salariés et 63% les comprennent. Ils voient dans ce type d'actions une réponse à la surdité du gouvernement et des pouvoirs publics, aux conditions précaires de travail et à la constante violence institutionnelle : licenciements injustifiés, nouvelle réduction de l'impôt sur la fortune (ISF), stress, bouclier fiscal, gel des salaires... A cela il faut ajouter que ce seront les ménages qui continueront à payer le coût de la crise pendant des années : inflation, hausse des taux et, immanquablement, des relèvements massifs d'impôts.


Dans les rues et dans les urnes


Face à cette situation insoutenable, il est normal que le peuple exprime sa colère. Le 1er mai est une très bonne occasion pour montrer de façon unitaire celle-ci dans la rue. Elle doit avoir aussi une continuité au niveau politique. Le 7 juin prochain, le Parti communiste français, avec le Front de Gauche, propose une vraie alternative politique, une alternative politique qui depuis des mois rassemblent ceux et celles qui souhaitent en finir avec un système qui ne cesse d'attaquer avec violence les plus démunis; celles et ceux qui veulent construire un société plus juste et solidaire.

Par PCF LOUVIERS
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Samedi 21 mars 2009
Par PCF LOUVIERS
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Jeudi 5 mars 2009

Nicolas Sarkozy était mardi dans la Drôme pour parler de la formation professionnelle. Il y a annoncé un projet de loi pour la mi-avril.

La progression sans précédent du nombre de chômeurs met en évidence la faillite de la politique pour l'emploi du gouvernement. Elle est basée depuis 15 ans sur les exonérations de cotisations sociales patronales pour un total de 260 milliards d'euros, dont 221 milliards compensés par l'État, et donc directement par les contribuables, sans aucune contrepartie en terme d'emplois.

Au regard de ces chiffres, l'annonce de Nicolas Sarkozy d'un projet de loi sur la formation professionnelle qui ne devrait être que la traduction dans la loi de l'accord trouvé par les partenaires sociaux en janvier nous laisse loin du compte. Pire, elle laisse craindre qu'il ne s'agisse en réalité que d'une façon d'aider les entreprises à abuser du chômage partiel, qui fait déjà tant de dégâts, notamment dans l'industrie automobile.

Les français sont les champions du monde de la productivité horaire. C'est un atout que la France devrait valoriser par une politique de la formation professionnelle ambitieuse et, indissociablement, par le maintien d'un emploi stable et correctement rémunéré. La formation professionnelle ne peut pas être considérée comme un soin palliatif au chômage technique.

Décidément, pour le gouvernement, la politique de l'emploi, c'est des cadeaux aux entreprises par dizaines de milliards, et du vent pour les salariés.

Par PCF LOUVIERS
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Samedi 7 février 2009

La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a trouvé vendredi "assez lamentable" l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, sans "rien de concret" sur le plan social, et a appelé à la mobilisation avant la réunion du 18 février avec les syndicats.


"Je trouve que c'est assez lamentable, sa prestation", a déclaré Mme Buffet sur Canal +. "Il y a avait une véritable attente sur le pouvoir d'achat, sur les salaires et le président n'a absolument pas répondu à cela".

"J'espère qu'après" cette intervention, "il y a aura de nouveau des grandes mobilisations" dans la foulée de celle du 29 janvier, "parce que vraiment, on a l'impression qu'il n'a pour l'instant rien entendu", a-t-elle ajouté.

Elle a estimé que cette mobilisation devait se faire avant même la réunion du 18 février avec les syndicats annoncée par le chef de l'Etat, car "si on attend sans bouger je ne pense pas qu'on obtiendra les augmentations de salaires nécessaires, les réformes de la fiscalité nécessaires".

"Il n'y a rien de concret" sur le plan social, a jugé la député de Seine-Saint-Denis, "par contre il y a une mesure concrète": la suppression de la taxe professionnelle en 2010 qui représente "8 milliards de cadeaux aux patrons", selon elle.

Elle a aussi reproché à Nicolas Sarkozy de parler "des classes moyennes en évoquant les gens au Smic", tout en reconnaissant que la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu était "une bonne mesure".

 

Par PCF LOUVIERS
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Dimanche 1 février 2009

Le PCF appelle tous les partis de gauche à se réunir mardi prochain pour voir comment amplifier la mobilisation en France après les manifestations de jeudi, qui ont réuni un à 2,5 millions de personnes



Dans un communiqué, le Parti communiste estime que le mouvement pour obtenir des mesures répondant aux attentes sociales face à la crise ne doit pas "rester sans lendemain."

"Nicolas Sarkozy, qui déclarait il y a six mois que 'quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit', doit aujourd'hui remballer son mépris et répondre à ces attentes", déclare-t-il.

Le PCF "appelle à amplifier la mobilisation", dit le communiqué.

Il demande une augmentation immédiate du smic et des minima sociaux, l'abandon des plans de suppressions d'emplois et le retrait des réformes contestées du chef de l'Etat dans les secteurs de l'éducation et de la santé notamment.

 

Par PCF LOUVIERS
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Jeudi 29 janvier 2009
Plus de 2,5 millions de manifestants pour cette journée du 29 janvier.
De l’avis des tous les habitués des cortèges, les manifestations sont plus importantes que les plus gros cortèges anti CPE.


« C’est énorme », « du jamais vu », « d’une ampleur exceptionnelle », « c’est gros, dense, divers, avec beaucoup de salariés du privé », de Paris à Marseille, en passant par Besançon, Nice, Lyon, Clermond-Ferrand, Toulouse ou Lille, les qualificatifs sont partout les mêmes. A 16 heures, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, annonçait déjà 1,5 millions de manifestants. La plupart des habitués et responsables syndicaux, répétaient : « C’est plus important que la plus grande manif contre le CPE, avec moins d’étudiants et beaucoup, beaucoup de salariés du secteur privé ». François Chérèque, secrétaire général de la CFDT parle des « plus grandes manifs de salariés depuis une vingtaine d’années ». Les syndicats ont réussi leur pari : les salariés ont répondu en masse à leur appel à faire grève et manifester afin de refuser de payer la crise. Dans les cortèges beaucoup de revendications, notamment pour le maintien en France d’un haut niveau de services publics, mais aussi pour une augmentation des salaires. Partout, « la » politique du gouvernement est accusée.

"Pas à nous de payer la crise"

Le matin, les taux de grévistes étaient partout plus élevés que d’habitude : 42% à France Télécom selon Sud ; 48% à la RATP et 97% chez les conducteurs du RER A en région parisienne selon la CGT ; 40% à la Poste selon les syndicats ; un enseignants sur deux dans le primaire et plus encore dans le secondaire selon le Snes (Plus de 60%), 60% aussi des agents du Trésor selon le Snui, entre 45 et 60% d’agents de la fonction publique territoriale. A l’hôpital, le taux de gréviste est deux fois plus important que lors de la dernière grosse manifestation de novembre 2007. Les participations aux manifestations aussi : de 200.000 à 300.000 à Marseille, 25.000 à Lorient, 20.000 au Havre, 30.000 à Lyon, 60.000 à Bordeaux, 60.000 à Clermont-Ferrand, 30.000 à Rouen, 20.000 à Evreux où nous étions, etc.

« La crise, c’est eux. C’est pas à nous de la payer », affiche la banderole de tête à Lyon, qui a vu défiler 30.000 manifestants. « L’économie capitaliste est malade, qu’elle crève ! » reprennent plusieurs pancartes. Un état d’esprit « qui appelle du gouvernement d’autres réponses que « on comprend. Il faut d’urgence élaborer un plan de relance alternatif », demande Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU tandis que Bernard Thibault demande à l’exécutif une « prise de conscience nouvelle » et prévient « qu’il y aura des suites ». Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, considère aussi que « quand il y a une telle mobilisation, le gouvernement serait irresponsable s’il ne répondait pas.



Sarkozy: "Quand il y a une grève en France..."


Sarkozy: "Quand il y a une grève en France..."
envoyé par rue89

Et là, tu t'en est aperçu ?

Par PCF LOUVIERS
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Samedi 17 janvier 2009

Communiqué de presse du syndicat Union Nationale des Affaires Sociales CGT

La nomination de Brice Hortefeux comme Ministre du Travail provoque l’émotion parmi les agents de l’inspection du travail


La Direction Générale du Travail confirme la nomination de Brice HORTEFEUX comme Ministre du Travail : nomination qui sera officialisée entre le 15 et le 20 janvier.


Jusqu'alors tous les gouvernements, à de rares exceptions près, qu'ils soient de droite ou de gauche, nommaient comme Ministre du Travail des personnalités avec un profil plutôt « social ; ce qui ne les a pas empêchés, au demeurant, d'accompagner et de promouvoir des politiques de dérèglementation, de casse du code du travail, de destruction du service public de l'emploi et de l'inspection du travail et aujourd'hui de liquider ses services déconcentrés en particulier les directions départementales. Ceux qui nomment Brice HORTEFEUX, ne s'embarrassent même plus de cette tradition... Mais comme dit, le Président de la République « l'heure est à la poursuite des réformes ».

Monsieur HORTEFEUX se rêvait Ministre de l'Intérieur, il se voyait comme Clémenceau « 1er flic de France » et il a donné une idée de son penchant « naturel » en faisant de son Ministère de l'immigration un organisme spécialisé dans la chasse renforcée aux travailleurs étrangers, à leur famille et à leurs enfants. Tous ces « indésirables» qui seraient responsables de tous nos maux ce qui permet aux banquiers, spéculateurs et aux gouvernements à leurs ordres de continuer à détruire les emplois par centaines de milliers.

Lorsque les organisations syndicales du ministère du travail attaquaient devant le Conseil d'Etat, le Décret dit « Hortefeux » aux motifs de l'atteinte à l'indépendance des inspecteurs du travail par l'instrumentalisation des services de l'inspection du travail dans la répression des travailleurs en situation irrégulière, Monsieur HORTEFEUX répondait que les agents de l'inspection du travail devaient obéir aux ordres de leurs ministres soutenu en cela par Monsieur François FILLON. Il se réjouissait publiquement que le Conseil d'Etat ait rejeté la requête des organisations syndicales.

Les agents et leurs organisations syndicales ont cependant obtenu du Conseil d'Etat une réaffirmation de leur mission essentielle de protection de tous les travailleurs et du principe d'indépendance qui régit leur action.

La CGT du ministère du Travail considère que la nomination de Brice Hortefeux comme Ministre du Travail constitue une véritable provocation au regard des droits des travailleurs, de tous les travailleurs, qu'ils soient français ou étrangers, en situation régulière ou sans papiers mais aussi des chômeurs et des précaires. Elle craint que cela ne préfigure l'application d'une politique de répression des personnes à tous les aspects du droit du travail et une politique drastique de réduction des droits collectifs.

La CGT du Ministère du Travail en appelle au gouvernement : le futur ministre du travail a pour responsabilité de soutenir les missions de l'inspection du travail, son action de contrôle de l'application du droit du travail dans les entreprises pour faire respecter la mission fondamentale d'application légales relatives aux conditions de travail et à la protection de TOUS les travailleurs confiée aux agents de contrôle de l'inspection du travail par la convention 81 de l'OIT.

Paris, le 13 janvier 2009.

 


Par PCF LOUVIERS
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Vendredi 16 janvier 2009
Qu'est ce qu'on attend d'un Kouchner,qui était l'un des rares hommes politiques à soutenir l'agression criminelle de Bush contre l'Irak, à soutenir également le travail forcé en Birmanie parce que "c'est une coutume ancienne" (il est vrai que pour ces propos, il a grassement été payé par Total), ou ces activités plus que douteuses au Darfour ou au Gabon pour "ses missions de conseil". Ces choix, Kouchner les a déjà faits depuis longtemps. Et nos camarades députés communistes de l'hémicycle ont eu raison de lui faire dévoiler l'hypocrisie de sa politique partiale et pro-sioniste.


Ce fan de karaokés très arrosés est très fier de connaitre "L'opportuniste" de Dutronc par coeur.


Par PCF LOUVIERS
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