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société

Samedi 13 décembre 2008

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République à propos de son discours du 2 décembre 2008 à l'hôpital Erasme d'ANTONY concernant une réforme de l'hospitalisation en psychiatrie.

Etampes, le 8 décembre 2008


Monsieur le Président,


Eluard écrit dans Souvenirs de la Maison des Fous « ma souffrance est souillée ».


Après le meurtre de Grenoble, votre impatience à répondre dans l'instant à l'aspiration au pire, qu'il vaudrait mieux laisser dormir en chacun d'entre nous, et que vous avez semble t-il tant de difficulté à contenir, vous a amené dans votre discours du 2 décembre à l'hôpital Erasme d'Antony à souiller la souffrance de nos patients. Erasme, l'auteur de « L'Eloge de la Folie » eut pu mieux vous inspirer, vous qui en un discours avez montré votre intention d'en finir avec plus d'un demi siècle de lutte contre le mauvais sort fait à la folie : l'enfermement derrière les hauts murs, lui appliquant les traitements les plus dégradants, leur extermination en premier, quand la barbarie prétendit purifier la race, la stigmatisation au quotidien du fait simplement d'être fou.


Vous avez à Antony insulté la mémoire des Bonnafé, Le Guillant, Lacan, Daumaison et tant d'autres, dont ma génération a hérité du travail magnifique, et qui ont fait de leur pratique, œuvre de libération des fécondités dont la folie est porteuse, œuvre de libération aussi de la pensée de tous, rendant à la population son honneur perdu à maltraiter les plus vulnérables d'entre nous. Lacan n'écrit-il pas « l'homme moderne est voué à la plus formidable galère sociale que nous recueillions quand elle vient à nous, c'est à cet être de néant que notre tâche quotidienne est d'ouvrir à nouveau la voie de son sens dans une fraternité discrète, à la mesure de laquelle nous sommes toujours trop inégaux ».


Et voilà qu'après un drame, certes, mais seulement un drame, vous proposez une fois encore le dérisoire panégérique de ceux que vous allez plus tard insulter leur demandant d'accomplir votre basse besogne, que les portes se referment sur les cohortes de patients. .../... .../...


De ce drame, vous faites une généralité, vous désignez ainsi nos patients comme dangereux, alors que tout le monde s'entend à dire qu'ils sont plus vulnérables que dangereux.


Mesurez-vous, Monsieur le Président, l'incalculable portée de vos propos qui va renforcer la stigmatisation des fous, remettre les soignants en position de gardiens et alarmer les braves gens habitant près du lieu de soin de la folie ?


Vous donnez consistance à toutes les craintes les moins rationnelles, qui désignant tel ou tel, l'assignent dans les lieux de réclusion.


Vous venez de finir d'ouvrir la boîte de Pandore et d'achever ce que vous avez commencé à l'occasion de votre réplique aux pêcheurs de Concarneau, de votre insulte au passant du salon de l'agriculture, avilissant votre fonction, vous déprenant ainsi du registre symbolique sans lequel le lien social ne peut que se dissoudre. Vous avez donc, Monsieur le Président, contribué à la destruction du lien social en désignant des malades à la vindicte, et ce, quelques soient les précautions oratoires dont vous affublez votre discours et dont le miel et l'excès masquent mal la violence qu'il tente de dissimuler.


Vous avez donc, sous l'apparence du discours d'ordre, contribué à créer un désordre majeur, portant ainsi atteinte à la cohésion nationale en désignant à ceux qui ne demandent que cela, des boucs émissaires, dont mes années de pratique m'ont montré que justement, ils ne pouvaient pas se défendre.


Face à votre violence, il ne reste, chacun à sa place, et particulièrement dans mon métier, qu'à résister autant que possible.


J'affirme ici mon ardente obligation à ne pas mettre en œuvre vos propositions dégradantes d'exclure du paysage social les plus vulnérables.


Il en va des lois comme des pensées, certaines ne sont pas respectables ; je ne respecterai donc pas celle dont vous nous annoncez la promulgation prochaine.


Veuillez agréer, Monsieur le Président, la très haute considération que je porte à votre fonction.


Docteur Michaël GUYADER


Chef de service du 8ème secteur


De psychiatrie générale de l'Essonne,


Psychanalyste.

 

Par PCF LOUVIERS
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Mardi 25 novembre 2008

Elisabeth, militante de la Confédération Paysanne a été convoquée au commissariat d'Arras pour y subir un prélèvement d'ADN qu'elle a refusé.

Avec d'autres militants, elle a participé, en décembre 2004, à une action syndicale pour :
- revendiquer une meilleure rénumération du lait et défendre l'idée d'un droit au revenu pour les paysans ;
- récupérer, auprès de l'usine Nestlé de Cuincy, une infime partie du revenu dont cette entreprise a privé les éleveurs laitiers depuis des années.


Est-ce que ce type d'actions non-violentes fait courir un risque grave, mortel à la société française ?

Ce risque nécessite-t-il un prélèvement d'ADN et le fichage qui va avec ?

A l'origine, le prélèvement d'ADN était uniquement destiné aux délinquants sexuels et pédocriminels.
Elisabeth risque 2 ans de prison et 30 000 € d'amende.

 

Collectif Anti-OGM 59/62, Confédération Paysanne, Les
Verts, PCF, CGT, Les Amis de la Terre, ATTAC, NPA, FSU, Solidaires, CNT

 


Par PCF LOUVIERS
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Samedi 2 août 2008

Alors que les vacanciers subissent de plein fouet la hausse des prix des carburants, Total fait flamber les bénéfices.

En pleine flambée du pétrole, Total annonce huit milliards d’euros de bénéfices net au premier semestre 2008. Le groupe français se réjouit ouvertement de la montée des prix du pétrole.

Le groupe pétrolier français Total a annoncé vendredi avoir dégagé au premier semestre un bénéfice net ajusté de 6,977 milliards d’euros (+15%), porté par les activités d’exploration-production dans un contexte de forte hausse des prix du brut, malgré la baisse continue du dollar.

Le résultat net ressort pour sa part en hausse de 29% à 8,33 milliards, pour un chiffre d’affaires en hausse de 21% à 92,4 milliards d’euros.

"Cette performance a été portée par l’amont (la production) qui a démontré une nouvelle fois la bonne sensibilité de ses résultats à un prix des hydrocarbures élevés", s’est félicité le directeur général du groupe Christophe de Margerie.

En revanche, le bénéfice opérationnel net du secteur aval (les pompes à essence et gasoil) a dégringolé de 39% à 898 millions d’euros, car la consommation diminue en raison des prix élevés.

Par PCF LOUVIERS
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Mercredi 25 juin 2008
L'assurance maladie prépare un plan de réduction des dépenses de 3 milliards pour ramener d'ici 2011 le financement de la sécurité sociale à l'équilibre. Parmi les mesures proposées, celle de rembourser à 35% les médicaments actuellement pris en charge à 100% pour les personnes en affection de longue durée (ALD).

Ce plan effarant est une véritable insulte aux fondements de l'assurance maladie dont l'objectif, faut-il encore le rappeler, est de garantir à chacun l'égal accès aux soins. Avec ce genre de logique comptable, pourquoi dès lors s'arrêter en si bon chemin ? Autant en finir des maintenant avec tous les remboursements ! Pour le coup l'équilibre serait ainsi atteint.

Cette politique d'acharnement sur les assurés coupables d'être malade et qui vient après l'instauration des sinistres franchises médicales, n'a que trop duré. Pourtant il existe des mesures alternatives à la mise en cause de l'offre publique de soins. Il en est même une qui a été proposée par la cour des comptes, celle de taxer les opérations financières au même niveau que les salaires, ce qui permettrait de combler largement les déficits de la sécurité sociale.

Après avoir mis en place les franchises médicales et de nombreux déremboursements pour l’ensemble des malades, ce serait maintenant les patients atteints d’affections de longue durée qui seraient visés par les mesures d’économie. Autant dire que le nouveau slogan de ce gouvernement est : payer plus pour être moins bien soigné.

Par PCF LOUVIERS
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Lundi 23 juin 2008

L'incendie de Vincennes : le symptôme d'une politique d'immigration inhumaine.

Après le terrible incendie du centre de rétention de Vincennes, l’UMP par la voix de Frédéric Lefèbvre s’en prend à RESF, qu’il menace des tribunaux pour « provocations ».



Selon le porte-parole, ce sont les manifestations de soutien qui serait à l'origine de l'incendie. Quel délire !

L’aveuglement sécuritaire de cette droite leur fait décidément perdre la raison. L’incendie regrettable du CRA n’est que le symptôme d’une désastreuse politique du chiffre ou l’essentiel est toujours plus de s’acharner sur les sans-papiers coûte que coûte, l’humanitaire devenant quantité négligeable.

Ce drame raisonne comme l’ultime signal d’alarme d’une politique d’immigration devenue inhumaine et dangereuse. Il doit y être mit fin. Le PCF s’associe à la manifestation de mardi appelée par le MRAP pour dénoncer les centres de rétention.

Par PCF LOUVIERS
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Vendredi 30 mai 2008

Vives réactions à gauche et au sein des associations féministes après qu’un tribunal de Lille a annulé un mariage car l’épouse avait menti sur sa virginité.

Le tribunal de grande instance de Lille a annulé en avril un mariage, entre musulmans, "pour erreur sur les qualités essentielles" de la conjointe car celle-ci avait menti sur sa virginité. Alors que sa fiancée lui avait affirmé qu’elle était chaste, une valeur essentielle pour lui, l’homme avait découvert le soir de leurs noces, le 8 juillet 2006, qu’elle ne l’était pas. Le père de l’époux aurait alors ramené la jeune femme chez ses parents, estimant sa famille "déshonorée". Le mari, un ingénieur d’une trentaine d’années, avait décidé dès le lendemain de se séparer de son épouse et l’avait assignée en justice le 26 juillet 2006.

Le tribunal a annulé l’union, estimant que l’époux l’avait conclue "sous l’empire d’une erreur objective" qui "était déterminante dans son consentement".

Une décision sandaleuse 

Une décision basée sur l’article 180 du code civil, qui stipule que "s’il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l’autre époux peut demander la nullité du mariage" dans un délai de cinq ans.

La Chancellerie a indiqué n’avoir "pas le souvenir" d’une annulation pour mensonge sur la virginité, même si les annulations pour mensonges sur "des éléments de personnalité" d’un des conjoints sont loin d’être rares. Parmi ces "erreurs" figurent essentiellement la découverte après le mariage que le conjoint est divorcé, qu’il a menti sur sa nationalité, qu’il fait l’objet d’une mesure de curatelle ou qu’il n’est pas apte à avoir des relations sexuelles normales, a précisé un porte-parole du ministère de la Justice.

Pour le vice-président du conseil régional Nord-pas-de-Calais du culte musulman Abdelkader Assouedj (Grande mosquée de Paris), l’islam n’exige pas que l’épouse soit vierge et des musulmans peuvent s’ils le souhaitent épouser des femmes divorcées déjà mères. Ce qui pose problème c’est que "cette dame a caché des choses. C’est un mariage basé sur le mensonge. C’est pour cela que la justice a tranché, ce n’est pas par rapport à la religion".

Réactions à gauche

Le PCF a dénoncé une "décision absolument scandaleuse", qui va "à l’encontre du droit des femmes, à leur intimité et à la libre disposition de leur corps". "Une politique aussi moyenâgeuse, qui infériorise les femmes, tire l’ensemble de la société vers le bas", écrit encore le PCF.

Le Parti socialiste a fustigé une décision "atterrante" et qui "porte atteinte au principe constitutionnel d’égalité entre les hommes et les femmes et de non-discrimination".

Cette décision "bafoue les principes de laïcité en soumettant les lois de la République au droit coutumier", a encore jugé le PS. Selon Laurence Rossignol, secrétaire nationale du PS, "si le Code Civil a pu fonder une telle décision, il est urgent de le changer et une proposition de loi doit être très rapidement inscrit à l’ordre du jour du Parlement avant qu’elle ne serve de point d’appui pour enfermer encore davantage les jeunes filles et les femmes".

Pour l’association Ni putes ni soumises (NPNS), la décision de justice est qualifiée de "régression". Sa présidente Silehm Habchi s’est déclarée "catastrophée" : "nous qui nous sommes battues pour notre émancipation, nous pensions qu’après le procès de Bobigny (où la justice avait donné raison à une femme qui voulait avorter), la Justice avançait vers le progrès et vers la défense du droit des femmes !", a-t-elle fait valoir.

"Toutes les filles et femmes que je côtoie depuis ce matin sont ulcérées par cette régression et surtout amères de savoir qu’en France la virginité peut être considérée comme une "qualité essentielle" ! Nous sommes aujourd’hui trahies par notre propre justice, qui instaure une véritable fatwa contre la liberté des femmes !", a-t-elle ajouté.

Pour Mme Habchi, "il faut au plus vite que les législateurs rétablissent cette faille de la loi, car nous marchons à grand pas vers une sacralisation du communautarisme par la justice, un glissement vers l’institutionnalisation du relativisme culturel et donc vers une condamnation sans précédent des femmes !"


Elisabeth Badinter "ulcérée"


Cette décision du TGI de Lille a fait bondir Elisabeth Badinter. La philosophe et écrivain a exprimé sa "honte" pour la justice française. "Je suis ulcérée par la décision du tribunal d'accepter de juger ça parce que la sexualité des femmes est une affaire privée et libre en France, absolument libre", a-t-elle déclaré sur France Inter.

"Très inquiète" de ce jugement annulant un mariage "parce que la jeune femme n'est pas vierge et a menti sur sa virginité", Elisabeth Badinter estime que "ça aboutit tout simplement à faire courir nombre de jeunes filles musulmanes dans les hôpitaux pour se faire refaire l'hymen. Et par conséquent au lieu pour un tribunal de défendre les femmes, de défendre ces jeunes femmes, au contraire il accentue la pression sur elles".

"Et je vous dis franchement, je pense à cette malheureuse jeune fille, humiliée, publiquement humiliée, revenant dans sa famille, ce qu'elle a dû vivre a dû être épouvantable. J'ai honte que la justice française n'ait pas pris à cœur de défendre toutes ces jeunes filles", a-t-elle conclu. (avec AFP)

Par PCF LOUVIERS
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Mardi 1 avril 2008


Scandaleux:

Flashballs contre des lycéens à Gagny

 

 

Des élèves qui organisaient un blocus pacifique de leur lycée à Gagny, samedi, se sont fait violemment charger par une brigade de sécurité départementale.

Samedi matin, entre 200 et 300 jeunes du lycée Gustave-Eiffel de Gagny (Seine-Saint-Denis) démarrent le blocus de leur établissement. La veille, ils avaient eu connaissance de la suppression des postes de professeurs prévue à la rentrée.
Dans une ambiance calme, quelques policiers du commissariat de Gagny discutent avec des professeurs. Jusqu’à l’arrivée brutale d’une vingtaine de « robocops » de la brigade de sécurité départementale, équipés de boucliers, casques, gaz lacrymogènes et flashballs. « Et là, sans aucune sommation, ils ont chargé avec une violence extrême, racontait hier Micheline Desponds, professeur de lettres au lycée.

Lorsqu’avec quelques professeurs, nous avons tenté de nous interposer et de discuter, les policiers n’ont eu comme seule réponse : "On est payé pour casser la racaille." » Affolés et surtout coincés dans l’impasse qui mène au lycée, les élèves ont finalement trouvé refuge à l’intérieur de leur établissement. « Une seule élève a été évacuée par les pompiers, c’est une chance, car les choses auraient pu vraiment mal tourner », explique Micheline Desponds.
L’entrée du lycée est située au bout d’une impasse, où les policiers n’ont pas hésité à charger à trois reprises. Micheline Desponds est formelle : les élèves étaient calmes. Aucun jeune venu de l’extérieur n’est allé provoquer les policiers, contrairement aux déclarations du maire UMP de Gagny, Michel Teulet.
Trois vidéos visibles sur le Web de l’Humanité montrent comment Marcel Peschaire, le proviseur, tente dans un premier temps d’éviter la charge de la brigade de sécurité départementale. Une autre, filmée après les incidents, montre le proviseur entouré d’élèves déclarant micro en main : « À mes yeux, les élèves qui organisaient ce blocus ne faisaient qu’apprendre leur métier de citoyen, apprendre la démocratie. »
Élèves et professeurs se réunissent ce matin. Un appel à la grève est envisagé.

Témoignage des élèves
Témoignage de l’enseignant blessé
le soutien du proviseur
l’assaut de la police
le proviseur et un enseignant s’interposent, en vain.   

Albi:

Remarquables actions non-violentes des lycéens contre la suppression des options.

Les lycées ne reçoivent plus assez de financement pour faire fonctionner les options si chères à nos élèves et garantes d'une culture gratuite pour eux, principe de base de l'enseignement public.
Résultat concret: au lycée Bellevue à Albi, plus d'italien, plus de théâtre, ni de russe. Bourrage des classes de latin et de grec avec plus de 40 élèves, ainsi que des sections de langues européennes.
Ce lycée a d'excellent résultats, et ces options n'y sont pas pour rien, car elles remportent un franc succès auprès des élèves qui s'impliquent au travers elles dans divers projets et elles contribuent à leur épanouissement personnel.

Les videos que vous pouvez voir ci-dessous ont été réalisées par les élèves; la première lors de la venue des inspecteurs académiques et régionaux, pour justement féliciter le dynamisme de l'établissement alors qu'en parallèle le rectorat représentant du ministre tronque les budgets, ce qui empêchera les élèves de poursuivre les options (seconde video). 


Sauvons nos options acte1
Sauvons nos options acte2

Félicitons-les pour leurs remarquables actions. Qu'elles en inspirent d'autres.


 

Par PCF LOUVIERS
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Lundi 31 mars 2008



Voilà le foot, dans ce que ses "à côtés" ont de plus stupide, de plus laid et de plus méprisable. Après le racisme lié à la couleur de la peau, à l’origine des joueurs, voici le racisme social. Où "chômeur" devient une tare, une insulte. Une marque d’indignité. Comment s’en étonner, alors que Sarkozy, si prompt à recevoir le moindre pékin qui s’est cassé un ongle, a envoyé à la délégation de chômeurs du Nord Pas de Calais venue à l’Elysée après leur "marche", en octobre 2007, un de ses conseillers, et qu’il n’a pas daigné les accueillir en personne? (Une question : ont-ils bien décontaminé les lieux après la venue de ces gens qui voulaient réclamer justice?)

Notre excellent président, qui ne faisait pas mystère samedi soir, de soutenir le PSG, par fiston interposé (qui arborait tee-shirt et écharpe du club). Alors, après les cris de singe et les saluts nazis chez les uns, voici la banderole qui tue chez les autres. Une fois n’est pas coutume, c’est la grande et belle équipe du PSG qui peut se targuer d’avoir les supporters parmi les plus bêtes et les plus méchants. Contrairement à ce que dit Le Parisien ce jour, oui les clubs sont responsables de leurs supporters. Oui le PSG doit être sanctionné dans son ensemble. Et pas seulement quelques lampistes. Cela n’a que trop duré.

Nous voici revenus à la grande époque de la haine bourgeoise du chômeur,de l’ouvrier,(car le chômeur du Nord est forcément ouvrier...vous ne saviez pas?) haine presque "hygiénique" - le chômeur, l’ouvrier, sa crasse , sa misère, son alcoolisme , tout cela "génétique" n’est ce pas, oh toutes ces images d’Epinal ne sont pas nouvelles.... Evidemment, quand on est né dans le Pas de Calais, et qu’on connaît les supporters lensois, (à mille années lumières des supporters du PSG), ça ne peut pas laisser insensible.

Il y a peut être aussi une partie des spectateurs qui a ainsi manifesté une réelle solidarité aux gens du Nord Pas de Calais, qui c’est vrai, est une région" sinistrée" comme on dit, mais pas pour les raisons qu’on croit. Elle est sinistrée par le capitalisme et va bientôt, oui ,se transformer en réserve pour "voyages bobo" - on fera un petit tour dans l’ancien bassin minier ("oh comme c’est pittoresque, mais qu’elles sont mignonnes, leurs petites maisons en brique...") après avoir mangé des moules frites du bout des doigts, dans un resto un peu chic en bord de mer, sur la Côte picarde ou au Touquet (mais pas Berck ni Sainte Cécile hein, c’est trop "prolo"...)

Le racisme des supporters s’exerce, lui, consciemment (si on peut dire, ou plutôt , volontairement) , et dans une véritable haine de classe, viscérale, inculquée, même si elle est avant tout haine de soi. Car, à tort ou à raison, le Nord Pas de Calais, et Lens, symbolisent les mines, les ouvriers et donc, le chômage. C’est une image qui nous colle à la peau - tout les gens de cette région sont supposés ressembler aux personnages de Germinal. Quiconque s’en prend ainsi à cette région, s’en prend nécessairement à ce qu’elle représente en termes de symboles.

Tout cela étant dit, la banderole des imbéciles du PSG (pauvres supporters d’un pauvre club qui ne fait pas beaucoup mieux, finalement, qu’un club de "dégénérés lensois", relégable aussi, hein les gars?...) le montre, si besoin était : attention, le fascisme n’est pas mort, l’anticommunisme n’est pas mort, la lutte des classes est plus virulente que jamais (dont ces êtres ivres de bière ne sont que de misérables portefaix, justement).

Ce n’est pas tant eux, ce sont ceux qui sont derrière eux. Ceux qui les soutiennent, les protègent.

Par PCF LOUVIERS
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Jeudi 6 mars 2008

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Les retraites ont augmenté de 1,1% en janvier dernier et l’inflation a atteint +2,8%. Alors que « les salariés expriment leur impatience » et sont « de plus en plus tentés par la grève pour obtenir des augmentations », le ton monte également chez les retraités.

À l’appel de l’ensemble de leurs syndicats, plusieurs dizaines de milliers de retraités ont manifesté ce jeudi 6 mars dans quelque 120 villes en France afin d’exiger une augmentation immédiate des retraites et plus aucune pension de retraite inférieure au Smic.

De l’avis de responsables syndicaux, cette journée devrait s’inscrire, au regard des précédentes mobilisations, parmi les bons crus. Travaillée, comme toute la société, par les promesses électorales de Nicolas Sarkozy en matière de pouvoir d’achat, la population retraitée, par-delà ses inégalités, a toutes les raisons d’exprimer sa déception.

L’annonce, le mois dernier, d’un coup de pouce pour le minimum vieillesse de 25 % sur cinq ans, si elle n’a pas été boudée, n’a pas vraiment changé la donne. D’une part parce que ce minimum, versé à 600 000 personnes, même ainsi revalorisé, demeurera au-dessous du seuil de pauvreté. D’autre part, parce que cette mesure laisse entier le problème des retraites. Mieux, elle renforce l’urgence de relever le minimum contributif, ce plancher de la retraite servi aux salariés ayant cotisé, sur de bas salaires, durant toute leur carrière, et qui se trouve distancé par le minima social qu’est le minimum vieillesse.

L’objectif des défilés d’aujourd’hui est d’obtenir une revalorisation immédiate et « significative » des pensions. Pour les syndicats, aucune retraite ne devrait être inférieure au niveau du SMIC. On en est loin. Selon les chiffres du ministère de la Solidarité, la moitié des pensionnés perçoivent moins de 1 334 euros. Mais ils sont près de 4 millions à devoir se contenter du minimum contributif, qui s’élève à 579,85 euros. Le sort des bénéficiaires de pensions de réversion (moyenne : 545 euros brut en 2004) est encore plus difficile. Et, de tous les points de vue, les femmes sont les plus mal loties : plus d’une retraitée sur trois (36 %) perçoit moins de 700 euros par mois ; une sur deux (51 %), moins de 900 euros.

Dans ces conditions, et après le battage sarkozyen sur le pouvoir d’achat, la revalorisation générale de 1,1 % au 1er janvier, pour 2008, octroyée par le gouvernement Fillon, a été souvent perçue comme une provocation. « Ça a été un coup de tonnerre », dit Françoise Vagner, responsable de l’union confédérale des retraités CGT, pour expliquer le succès annoncé des manifestations. D’autant que la hausse des prix suit, elle, un rythme annuel de 2,6 %. Deuxième détonateur, l’entrée en vigueur des franchises sur les soins, représentant une ponction potentielle de 50 euros par an sur les revenus. « Les gens commencent à le voir sur les feuilles de soins. » Les dépenses de santé - incluses les cotisations des mutuelles, elles aussi en hausse en 2008 - ne sont pas les seules à peser plus lourd, en moyenne, pour les retraités. Il en va de même pour la facture énergie, les retraités passant plus de temps chez eux et devant donc faire marcher le chauffage plus longtemps.

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a dû admettre l’insuffisance de la revalorisation de 1,1 %, et il a promis une amélioration d’ici à la fin de l’année. Tout en laissant entendre que ce serait dans le cadre d’un donnant-donnant, lors du « rendez-vous 2008 » sur les retraites. Après des années d’érosion régulière de leur niveau de vie, et alors que les dernières réformes promettent une aggravation de la tendance, les manifestants diront aujourd’hui avec leurs syndicats que « c’est tout de suite qu’il faut redonner du pouvoir d’achat aux retraités afin de compenser la hausse des prix et du coût de la vie ».

Par PCF LOUVIERS
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Jeudi 7 février 2008
Minima sociaux . Sous couvert de lutte contre la fraude, un décret passé le 30 janvier dernier permet de contrôler le train de vie des plus démunis.

Un décret déposé dans la plus grande discrétion, le 30 janvier dernier, par le ministère du Budget, déclenche la colère de l’ensemble des associations de chômeurs, mais aussi de Droit au logement (DAL), du Collectif national pour les droits des femmes… Réunis hier au Ministère de la crise du logement, rue de la Bourse à Paris, tous dénoncent la perversité de ce décret « relatif aux modalités d’évaluation des biens et des éléments de train de vie des personnes éligibles aux minima sociaux ». En clair, pour mieux lutter contre la fraude, le train de vie des allocataires des minima sociaux est désormais pris en compte pour l’octroi du RMI mais aussi pour certaines prestations familiales et, bien sûr, pour la CMU.

Parmi les éléments de train de vie, la Caisse d’allocation familiale aura pour mission d’évaluer la valeur de propriétés, bâties ou non bâties, c’est-à-dire un logement ou un terrain dont pourrait « jouir » un allocataire. « Automobiles, bateaux de plaisance, motocyclettes, mais aussi appareils électroménagers, équipements son-hifi-vidéo, matériels informatiques, voyages, séjours en hôtels et locations saisonnières, clubs de sport, objets d’art… », tout sera passé au crible. Et le cas échéant, « le droit au RMI remis en cause, lorsque le montant de l’évaluation est supérieur ou égal à la moitié du montant annuel du RMI ».

« C’est un changement historique important de la politique sociale de ce pays », - affirme Guy-Henri Plessis, membre du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP). Un pas de plus dans la voie de la criminalisation de la pauvreté. Après les chômeurs fraudeurs, c’est au tour des érémistes fraudeurs. « Et quoi après ? On s’attaque aux plus fragiles… », s’indigne Daniel Couy, de l’Association pour l’emploi, l’information et la solidarité. Une façon de plus de réduire les dépenses de l’État au détriment des minima sociaux. « Beaucoup de cadres qui se sont retrouvés brutalement au chômage, puis au RMI, ont un patrimoine. Et que dire de ceux qui héritent de leurs parents, qui seront sans doute poussés à vendre leurs biens pour pouvoir vivre, faute de RMI ? Nous allons tenter de voir si nous pouvons contrer juridiquement ce décret en le mettant entre les mains d’avocats », précise Catherine Cantier, de AC ! Agir contre le chômage.

Ce décret passe d’autant plus mal que, depuis décembre dernier, le Grenelle de l’insertion se réunit régulièrement. « Comment favoriser l’insertion professionnelle quand l’insertion sociale est rendue impossible ? », peut-on lire dans le communiqué commun des associations. 

Ce type de mesure condamne des gens pauvres, en situation de précarité, à la misère, c’est inacceptable. D'autant plus que les médias télévisés depuis des années accusent seuls les vilains immigrés et les jeunes chomeurs toxicomanes de bénéficier de façon éhontée du RMI et nous ont caché que:

FRAUDE.

La millionnaire condamnée pour avoir perçu six ans de RMI

25-01-2008 | Le Parisien

Cliquez sur l'image

Laurence Pinault-Valencienne, la fille du grand industriel français, était jugée hier à Nanterre avec son compagnon pour avoir indûment touché le RMI pendant des années. Ils ont été condamnés à 8 mois de prison avec sursis et 25 000 € d'amende chacun.

(LP/MARC MENOU.)

Par PCF LOUVIERS
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