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Lundi 3 mars 2008

Du Karcher à la mémoire de la Shoah, en passant par les infirmières bulgares, Khadafi, les cheminots, la lettre de Guy - Môquet, le divorce avec une ex de Jacques Martin, le mariage avec une ex-top model reconvertie dans la chanson… Président people, « bling-bling » selon Libération, ou encore « atteint d’une hypertrophie probablement incurable » de l’ego, selon le quotidien espagnol El Pais, Nicolas Sarkozy use et abuse de la médiatisation. En mettant en avant sa vie privée et en se mêlant de sujets qui ne relèvent pas de ses fonctions. De la lettre de Guy Môquet enseignée aux lycéens au devoir de mémoire d’un enfant juif déporté « enseigné » (mais peut-on réellement l’enseigner ?) aux élèves de CM2, il écarte les problèmes actuels dont il serait urgent de s’occuper : pouvoir d’achat, chômage et précarité.

Le président de la République applique à merveille ce que Bourdieu dénonçait dans sa thèse Sur la télévision : « En mettant l’accent sur les faits divers, en remplissant ce temps avec du vide, du rien ou du presque rien, on écarte les informations pertinentes que devrait posséder le citoyen pour exercer ses droits démocratiques. » Par conséquent, tout le monde se fait piéger. En effet, que l’on soit journaliste, homme politique ou citoyen, tout le monde parle des faits et gestes de - Sarkozy, relatés tous les soirs à 20 heures. Même si c’est pour affirmer que l’on refuse toute cette médiatisation, paradoxalement, on y participe malgré nous par le simple fait d’en parler. Sarko pousse donc cette citation de Berkeley reprise chez Bourdieu : « Être c’est être perçu. » J’ajouterai : « à la télévision ».

Par PCF LOUVIERS
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Mercredi 23 janvier 2008

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     Je me souviens très bien de 68, j’avais 11ans, j’habitais à Rouen et j’étais au collège en 6e.
 
     Je me souviens très bien de ce mois de février où Killy gagna trois médailles d’or aux JO de Grenoble. Killy était devenu mon idole.
 
     Vient ensuite le mois de mai. Je n’étais pas spécialement bon élève, aussi quand les premiers profs se sont mis en grève, ça nous faisait plein de récrés à rallonge. On trouvait ça bien.

     Ce devait être une des première fois que j’entendais le mot grève. Je ne connaissais pas auparavant la signification de ce mot. Mon père me l’expliqua rapidement. Lui aussi se mit en grève. Ma mère qui travaillait dans la même usine au début ne faisait pas grève car il fallait bien faire rentrer un salaire à la maison pour nourrir tout le monde, mais ça n’a pas duré longtemps. Au bout de quelques jours l’usine était paralysée. Mes parents y allaient tous les jours pour occuper les lieux et je ne comprenais pas toujours pourquoi ils me laissaient seuls dans l’appartement avec ma grand-mère. En face de chez nous, il y avait une station-service et c’était bien la première fois que j’y voyais une queue de voitures de plusieurs centaines de mètres pour venir s’y ravitailler. Mais... plus d’essence. On ne pouvait même plus allez voir mon autre grand-mère dans la campagne car pas de carburant et on ne pouvait pas la prévenir car ni elle ni nous n’avions le téléphone. Je me souviens que dans la rue, il y avait des tonnes d’ordures car les éboueurs étaient eux aussi en grève. Et rapidement, je ne pouvais plus aller au collège car les trolleybus ne fonctionnaient plus. De toutes façons le collège a fini lui aussi par fermer.

     Beaucoup de personnes parmi les plus âgées se précipitaient dans les épiceries pour faire des réserves comme si il allait y avoir une guerre. C’est vrai que la dernière n’était pas si loin et on voyait toujours De Gaulle à la télé en noir et blanc comme en 40.
 
    Tout ceci dura jusqu’en début juin et ensuite plein de choses ont changé pour nous.
    Mes parents ont vu leur salaire augmenter de 28% et à partir de septembre ne travaillaient plus que 40h par mois au lieu de 52h. Dès l’année suivante, ils ont obtenu 4 semaines de congés payés au lieu de 3. Mon père distribuait des tracts syndicaux dans l’entreprise, son copain est devenu le premier délégué syndical et ils pouvaient se réunir à l’intérieur de l’usine car ils avaient un local pour eux. Voilà ce que je me souviens de mai 68. J’en oublie certainement.
    J’aimerais bien regarder une bonne émission de télé qui me rappelle tout ce que le monde ouvrier a gagné ce joli mois de mai. 

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    Mais je doute fort que ce soit ce soir sur France 3, à l’émission ; « Droit d’inventaire », ça s’appelle. Avec une pléiade d’invités ; Max Gallo, Jean-François Copé, Edouard Balladur, l’incontournable Cohn-Bendit, les Drucker, Jacques Marseille. Tiens ils ont oublié Killy. Il parait que ce sont eux qui vont nous parler de l’héritage de mai 68. Ça tombe bien, ce soir je ne serais pas là, je suis à une réunion pour préparer les municipales et il y a bien longtemps que Killy n’est plus mon idole. Et si je rentre assez tôt, y a un bon documentaire sur Auschwitz à 21h00 sur Arte. Ça sera sûrement plus intéressant que ce que vont nous raconter ces révolutionnaires de bas étage. 
    Si il y en a un de ceux là qui s’est élevé contre le traité de Lisbonne et qui appelle à rejeter le projet de traité constitutionnel par référendum, faîtes moi signe, je peux me tromper.


    Alain Lefeez

Par PCF LOUVIERS
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Vendredi 18 janvier 2008

Indiscrétion dans la Dépêche de cette semaine 
 
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Effectivement, voilà des procédés plus que douteux qui soulignent la manière qu'ont certains gredins de faire campagne... en eaux troubles...

Par PCF LOUVIERS
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