Londres, Jeudi 2 avril, 21H30, Extraits du communiqué du G20 réuni ce jour :
« Le G20 demande tout d'abord des excuses aux peuples des pays les plus pauvres de la planète. Alors qu'ils n'y sont pour rien, ils sont les plus touchés par la crise économique. Or ils ne sont
pas représentés au sein du G20 lequel regroupe seulement les pays les plus riches et les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, etc.). L'Afrique du Sud y est le seul pays d'Afrique représenté.
Conscient de son illégitimité à parler au nom des peuples du monde, le G20 propose la tenue de toute urgence d'une Assemblée générale extraordinaire des Nations Unies afin de changer l'ordre du
monde.
Car l'ordre du monde doit être changé. La catastrophe financière et économique en cours remonte loin. Il y a un lien étroit entre cette crise, l'austérité salariale, l'explosion indécente des
inégalités, le chômage et la dégradation des services publics. Depuis la fin des années 1970, les gouvernements et les institutions internationales ont imposé au monde un régime néolibéral qui
reposait sur l'idée que le marché était le mieux à même d'assurer le bien-être. Les faits ont parlé : seule la richesse d'une infime minorité a été améliorée. Le régime néolibéral doit être
radicalement remis en cause. Nous changeons d'époque. Parce que l'intérêt général n'est pas réductible au jeu des intérêts particuliers, l'intervention publique doit être réhabilitée. Afin que la
socialisation des pertes abyssales de la finance ne soit pas suivie par le retour de ses rentes indignes, cette réhabilitation doit être complète.
Le G20 retient en conséquence les mesures suivantes:
La monnaie et la finance sont trop importantes pour être laissées aux jeux d'intérêts cupides. Il est totalement illusoire de prétendre que la finance libéralisée puisse s'autoréguler ou bien
encore que le capitalisme se moralise. Ce que le marché ne peut faire, seule l'intervention publique le peut. C'est pourquoi sont prises toutes les mesures nécessaires afin de mettre fin aux
paradis fiscaux, aux fonds spéculatifs et aux innovations financières spéculatives (titrisation, produits dérivés, etc.). Le contrôle public des mouvements de capitaux et des taxes sur les
mouvements spéculatifs sont instaurés. La sortie au plus vite de la crise financière exige la nationalisation accélérée des banques et la mise sous contrôle public des agences de notation. Sur
cette base sont constitués des pôles bancaires et financiers publics puissants et durables. Les institutions financières internationales (FMI, OMC, etc.) sont entièrement refondues avec une
priorité : le soutien au développement des pays les plus pauvres, afin de garantir notamment l'accès à l'alimentation et à l'eau potable.
Le monde est en passe de plonger dans une véritable dépression. Pour l'empêcher, l'ensemble des Etats s'engagent à mettre en œuvre des plans massifs de relance. Le soutien à la consommation des
couches populaires, via la hausse immédiate des salaires et prestations sociales, est le moyen le plus sûr pour soutenir immédiatement la demande. Les services publics sont partout relancés. Afin
de conjuguer plein-emploi et respect de l'écologie, la relance est ciblée sur certains besoins (transports ferroviaires, rénovation thermique des bâtiments, énergie renouvelable, etc.).
Alors que la zone euro était dramatiquement à la traîne en matière de relance, la France ayant le bonnet d'âne avec le plan le plus misérable des pays les plus développés , le G20 salue le
changement de logique enregistré à Londres. Il salue le choix fait de revenir radicalement sur les traités de l'Union européenne et en particulier le traité de Lisbonne qui empêchaient toute
intervention publique au nom de la sacro-sainte "concurrence libre et non faussée" ».
Ne rêvez plus.... engagez-vous !
Une centaine de personnes ont
attentivement écouté l'exposé de Taoufiq Tahami, vice-président de l'Association France Palestine Solidarité sur la situation palestinienne au lendemain de cette terrible guerre.
Le cessez le feu reste
fragile. L'armée israélienne contrôle les points de passages, maintient le blocus et interdit la libre circulation des personnes. Les canons bombardent les bateaux de pêche qui sortent des ports.
La paix n'est pas encore là et Israël n'exclu aucune nouvelle intervention.
Déjà hier soir des élus communistes du
département ont approuvé la proposition de Xavier Agusti de constituer une association pour rassembler toutes nos forces dans l'aide d'urgence dont a besoin le peuple de Gaza et dans le soutien
aux forces de Paix au Proche Orient.
Trois semaines de bombardements délibérés de la population de Gaza, d'écoles, d'hôpitaux, de mosquées, de bâtiments de l'ONU ; trois semaines d'utilisation de bombes au phosphore et
à sous-munitions, un entrepôt d'aide alimentaire et le centre de presse international pilonnés, des milliers de maisons détruites, des champs et des cimetières ravagés par des bulldozers et un
bilan humain accablant : plus de 1300 morts recensés et plus de 5000 blessés. C'est véritable « tsunami militaire » qui s'est abattu sur ce peuple.
Cinquante après, malgré les
pressions, les attentats, les menaces, les sanctions, les tentatives de déstabilisation, Cuba n'a pas été précipité par le fond. Au contraire elle a résisté, et la petite flamme qu'elle a
entretenue a été ranimée par nombre de ses voisins latino-américains tels le Venezuela ou la Bolivie. L'embargo exercé par les États-Unis pour rendre gorge à ce petit pays pauvre de 11 millions
d'habitants, qui s'est doté d'une constitution socialiste, a pratiquement l'âge de la révolution cubaine. Il a de façon permanente empêché Cuba de prendre son envol économique. Le prix a été
lourd à payer : après l'alignement sur l'URSS malgré des relations souvent tumultueuses, l'effondrement du bloc de l'Est a été catastrophique pour la grande île caraïbe, la plongeant, dans les
années 1990, dans la « période spéciale » où chacun jouait alors sa survie.
L' offensive militaire israélienne à
Gaza, d' une violence jamais vue, suscite une très grande émotion et une indignation légitime. C' est une punition collective particulièrement meurtrière, un crime de guerre selon la
La victoire de Barack
Obama est d'abord la défaite cinglante du néo-conservatisme de John Mac Cain et de Georges Bush. La politique réactionnaire du Parti républicain, la logique de guerre, le recul des libertés,
l'ultralibéralisme, le soutien constant à la haute finance et aux spéculateurs ont été puissamment rejetés par une très large majorité de citoyens des Etats-Unis. Le Parti communiste français
salue cet événement majeur.
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