Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Catégories

international

Samedi 4 avril 2009



Londres, Jeudi 2 avril, 21H30, Extraits du communiqué du G20 réuni ce jour :


« Le G20 demande tout d'abord des excuses aux peuples des pays les plus pauvres de la planète. Alors qu'ils n'y sont pour rien, ils sont les plus touchés par la crise économique. Or ils ne sont pas représentés au sein du G20 lequel regroupe seulement les pays les plus riches et les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, etc.). L'Afrique du Sud y est le seul pays d'Afrique représenté. Conscient de son illégitimité à parler au nom des peuples du monde, le G20 propose la tenue de toute urgence d'une Assemblée générale extraordinaire des Nations Unies afin de changer l'ordre du monde.


Car l'ordre du monde doit être changé. La catastrophe financière et économique en cours remonte loin. Il y a un lien étroit entre cette crise, l'austérité salariale, l'explosion indécente des inégalités, le chômage et la dégradation des services publics. Depuis la fin des années 1970, les gouvernements et les institutions internationales ont imposé au monde un régime néolibéral qui reposait sur l'idée que le marché était le mieux à même d'assurer le bien-être. Les faits ont parlé : seule la richesse d'une infime minorité a été améliorée. Le régime néolibéral doit être radicalement remis en cause. Nous changeons d'époque. Parce que l'intérêt général n'est pas réductible au jeu des intérêts particuliers, l'intervention publique doit être réhabilitée. Afin que la socialisation des pertes abyssales de la finance ne soit pas suivie par le retour de ses rentes indignes, cette réhabilitation doit être complète.


Le G20 retient en conséquence les mesures suivantes:


La monnaie et la finance sont trop importantes pour être laissées aux jeux d'intérêts cupides. Il est totalement illusoire de prétendre que la finance libéralisée puisse s'autoréguler ou bien encore que le capitalisme se moralise. Ce que le marché ne peut faire, seule l'intervention publique le peut. C'est pourquoi sont prises toutes les mesures nécessaires afin de mettre fin aux paradis fiscaux, aux fonds spéculatifs et aux innovations financières spéculatives (titrisation, produits dérivés, etc.). Le contrôle public des mouvements de capitaux et des taxes sur les mouvements spéculatifs sont instaurés. La sortie au plus vite de la crise financière exige la nationalisation accélérée des banques et la mise sous contrôle public des agences de notation. Sur cette base sont constitués des pôles bancaires et financiers publics puissants et durables. Les institutions financières internationales (FMI, OMC, etc.) sont entièrement refondues avec une priorité : le soutien au développement des pays les plus pauvres, afin de garantir notamment l'accès à l'alimentation et à l'eau potable.


Le monde est en passe de plonger dans une véritable dépression. Pour l'empêcher, l'ensemble des Etats s'engagent à mettre en œuvre des plans massifs de relance. Le soutien à la consommation des couches populaires, via la hausse immédiate des salaires et prestations sociales, est le moyen le plus sûr pour soutenir immédiatement la demande. Les services publics sont partout relancés. Afin de conjuguer plein-emploi et respect de l'écologie, la relance est ciblée sur certains besoins (transports ferroviaires, rénovation thermique des bâtiments, énergie renouvelable, etc.).


Alors que la zone euro était dramatiquement à la traîne en matière de relance, la France ayant le bonnet d'âne avec le plan le plus misérable des pays les plus développés , le G20 salue le changement de logique enregistré à Londres. Il salue le choix fait de revenir radicalement sur les traités de l'Union européenne et en particulier le traité de Lisbonne qui empêchaient toute intervention publique au nom de la sacro-sainte "concurrence libre et non faussée" ».


Ne rêvez plus.... engagez-vous !

Par PCF LOUVIERS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 20 février 2009

Point mort de la négociation pour la fin du blocus contre Gaza



Lettre ouverte à Mr Kouchner : La France doit intervenir !!

Le régime israélien pousse vers l'impasse la possibilité d'une trêve avec le Hamas, en conditionnant celle-ci à la libération du soldat Gilad Shalit. Cette condition, que même le principal responsable israélien des négociations avec l'Egypte Amos Gilad a qualifié de « pure folie » ruine tous les efforts consentis jusqu'alors pour aboutir à une trêve. Le régime israélien menace même de bombarder la frontière si l'accord obtenu par le gouvernement égyptien et soutenu par les européens est avalisé sans son accord.

C'est dans ce contexte qu'actuellement à Rafah, depuis le 14 février dernier la 147ème mission CCIPPP se retrouve bloquée et empêchée de pouvoir accéder à Gaza. Il s'agit d'une mission psychomédicale et de solidarité au départ de Montpellier et de Paris dont l'objectif entre autres est de rencontrer des psychologues palestiniens du PCHR, association affiliée à la ligue des droits de l'homme, afin d'évaluer les besoins en matière de formation notamment.

 

Cette mission, malgré une lettre de « recommandation » de l'ambassade de France au Caire envoyée aux autorités égyptiennes n'a pu passer à ce jour la frontière. Or, nous savons qu'une lettre ne suffit pas, et qu'il faut un signal clair de nos autorités concernant le passage de cette mission et concernant d'une manière générale la réouverture des points de passage pour la véritable prison à ciel ouvert qu'est Gaza. La France par votre intermédiaire n'a-t- elle pas promis avant la fin de l'offensive criminelle israélienne d'assurer un « corridor humanitaire » pour la population de Gaza ? Force est de constater que cette France qu'incarne M. Sarkozy et vous-même préfère mille fois envoyer une frégate militaire au large de Gaza plutôt que d'apporter son soutien à sa population meurtrie. Nous exigeons de votre gouvernement ainsi que de nos hauts représentants :

 

d'intervenir immédiatement et activement pour que cette mission, qui attend depuis plusieurs jours à la frontière puisse enfin mener à bien son programme.

De soutenir clairement toute forme d'initiative politique, médicale, de solidarité ou humanitaire qui permettrait de mettre fin à ce blocus qui ne vise qu'à punir collectivement la population de Gaza pour sa résistance et qui porte par là même atteinte à ses droits les plus élémentaires.

De retirer immédiatement la frégate militaire actuellement au large de Gaza et de la remplacer par un navire hôpital qui apporte le soutien attendu pour les victimes de la barbarie des dirigeants israéliens.

Merci à toutes et tous de renvoyer cette lettre

en la postant sur le site du Ministère :

en allant sur ce lien :
 http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/navigation_3620/courrier_3884/reaction-actualite-internationale_65924.html

en appelant aux

01 43 17 53 53
01 43 17 66 99
01 43 17 90 00


en écrivant à l'ambassade de France au Caire.

questions@ambafrance-eg.org

CCIPPP: (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien)

Par PCF LOUVIERS
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 14 février 2009

Grand succès de la soirée de solidarité pour les Palestiniens organisée hier soir à l'initiative de la section Eure-Seine et la cellule PCF de Louviers.

Une centaine de personnes ont attentivement écouté l'exposé de Taoufiq Tahami, vice-président de l'Association France Palestine Solidarité sur la situation palestinienne au lendemain de cette terrible guerre.

Les dégâts liés à l'agression israélienne d'une violence jamais vue, ont renforcé une situation humanitaire dans la bande de Gaza intolérable.


Sa population est privée de tout : eau potable, électricité, soins, médicaments, vivres .... La situation sanitaire est insoutenable alors même que, déjà avant l'offensive, les ONG déploraient un état catastrophique du fait du blocus. Des équipements publics, des maisons, des immeubles sont en grande partie détruits.

 

Il faut d'urgence un plan international d'aide humanitaire et de reconstruction de Gaza et la levée du blocus économique, ce véritable siège, sous lequel le peuple étouffe depuis des mois.

 

Plus de 2000 morts, 85% civils, dont au moins 500 enfants, pour une population d'un million et demi d'habitants ; des hôpitaux, des écoles bombardés ; l'usage d'armes interdites comme des bombes au phosphore dans des zones urbaines... de grandes organisations internationales, telle Amnesty International, parlent de crimes de guerre selon l'article 8 du Statut de la Cour pénale internationale. Un collectif d'entre-elles a porté plainte contre Israël auprès de la Cour pénale internationale.

 

Un acte de guerre de ce type ne peut être approuvé ni même toléré par la communauté internationale. Le gouvernement Français, l'Europe doivent agir pour des sanctions à l'égard d'Israël. L'accord d'Association, Union européenne/Israël, doit être suspendu tant qu'Israël ne respectera pas les résolutions de l'ONU, comme l'avait demandé, hélas sans effet, le Parlement européen.

 

Il faut protéger les habitants de Gaza

 

Le cessez le feu reste fragile. L'armée israélienne contrôle les points de passages, maintient le blocus et interdit la libre circulation des personnes. Les canons bombardent les bateaux de pêche qui sortent des ports. La paix n'est pas encore là et Israël n'exclu aucune nouvelle intervention.

 

Pour protéger le peuple palestinien, il faut de toute urgence, qu'une force multinationale d'interposition soit déployée sous l'égide le l'ONU.

 

L'intervention israélienne a tout aggravé. Elle n'a évidemment réglé ni la sécurité d'Israël, encore moins l'avenir de la Palestine. La sécurité ne peut se construire que dans la justice et le respect du droit. La France, l'Europe et la Communauté internationale doivent peser pour une voie politique pour une paix juste, pour le respect des nombreuses résolutions de l'ONU qu'Israël bafoue.

 

Il faut une Conférence internationale décidant d'un processus politique pour un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, à côté de l'Etat d'Israël.

 

De retour de Gaza les délégations portent un message clair de la part des Palestiniens : ils attendent de l'aide pour la reconstruction mais pour eux l'essentiel est la levée totale du blocus. C'est une réponse urgente à la question décisive posée depuis des dizaines d'années : la fin de l'occupation, la création d'un Etat palestinien souverain dans les frontières de 1967, Jérusalem-Est pour capitale, le droit au retour pour les réfugiés, la libération des prisonniers ...c'est-à-dire l'application des résolutions des Nations unies.

 

La France et l'Union européenne doivent œuvrer au règlement politique dans la justice et l'application du droit dans la garantie de la sécurité pour tous constitue une issue incontournable. C'est la condition obligée pour que cette septième guerre, dont l'enjeu principal soit la terre et la souveraineté ne soit pas la préparation d'une huitième la dernière, enfin ! Pour que s'ouvrent les conditions d'une paix durable.


Organiser la solidarité

Déjà hier soir des élus communistes du département ont approuvé la proposition de Xavier Agusti de constituer une association pour rassembler toutes nos forces dans l'aide d'urgence dont a besoin le peuple de Gaza et dans le soutien aux forces de Paix au Proche Orient.

Pour cela, il est utile de constituer une Association fondée sur l'application du droit international, s'engageant à agir pour une paix réelle et durable en lien avec le peuple palestinien et ses représentants légitimes au Proche-Orient et, en coopération avec les associations israéliennes dont l'objectif clairement exprimé est le soutien aux droits nationaux du peuple palestinien.

Cette Association pourrait s'inscrire dans le Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens et dans les regroupements d'organisations qui partagent ses objectifs à l'échelle nationale (plateforme des ONG françaises pour la Palestine), européenne (ECCP) et internationale.

 

Les communistes présents hier soir ont décidé de s'y engager.

Par PCF LOUVIERS
- Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 13 février 2009

Les échos et les images qui nous parviennent de Gaza nous forcent à réagir.

Trois semaines de bombardements délibérés de la population de Gaza, d'écoles, d'hôpitaux, de mosquées, de bâtiments de l'ONU ; trois semaines d'utilisation de bombes au phosphore et à sous-munitions, un entrepôt d'aide alimentaire et le centre de presse international pilonnés, des milliers de maisons détruites, des champs et des cimetières ravagés par des bulldozers et un bilan humain accablant : plus de 1300 morts recensés et plus de 5000 blessés. C'est véritable « tsunami militaire » qui s'est abattu sur ce peuple.

Les causes de cette crise dramatique ne datent pas d'aujourd'hui. Malgré les résolutions de l'ONU qui donnent le droit au peuple palestinien d'avoir un Etat souverain dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, la libération des prisonniers et le droit au retour pour les réfugiés, l'état palestinien n'existe toujours pas. Durant les années 1990, « années de paix », les accords d'Oslo, qui auraient dû déboucher sur l'indépendance et la prospérité, ont engendré pour les Palestiniens vexations et privations, sans même garantir la sécurité aux Israéliens. C'est avant tout la gangrène de la colonisation, dévorant inexorablement les terres, qui éroda l'espoir de paix chez les Palestiniens. Le blocus de la bande de Gaza imposé par Israël depuis le putsch du Hamas en juin 2007 provoque une dégradation sans précédent des conditions de vie de ses habitants. Gaza est assiégée, affamée, isolée du monde. Le gouvernement israélien ayant déclaré Gaza "entité hostile" et se réservant le droit de ne plus alimenter les quelques 1,5 million de Gazaouis en électricité, eau, et produits de première nécessité tourne le dos au droit international. La Bande de Gaza étant toujours sous occupation israélienne, l'Etat d'Israël, en sa qualité de puissance occupante, est tenue de fournir tous moyens d'existence à la population palestinienne sous occupation. Cette décision constitue une punition collective, interdite par le droit international, elle est plus que condamnable au niveau de la morale. Aucun peuple ne pourrait supporter un tel traitement et une telle volonté d'écrasement et d'humiliation.


C'est important de nous organiser et de se constituer en association...

Investir nos forces dans l'aide d'urgence dont a besoin le peuple de Gaza et dans le soutien aux forces de Paix au Proche Orient de façon pérenne.Est-il possible de rassembler tous ceux sont attachés à une Paix véritable au Proche Orient ? Rassembler ceux, qui entendent se placer aux cotés des forces de Paix en Palestine et en Israël. Pour cela, il serait utile de constituer une Association fondée sur l'application du droit international, s'engageant à agir pour une paix réelle et durable en lien avec le peuple palestinien et ses représentants légitimes au Proche-Orient et, en coopération avec les associations israéliennes dont l'objectif clairement exprimé est le soutien aux droits nationaux du peuple palestinien. Une Association qui exige de la France et de l'union Européenne un soutien réel au processus de paix en impliquant les Etats Unis et les pays arabes. Ensemble, organisons la solidarité au travers d'initiatives en appelant toutes les forces vives de notre ville, pour que l'aide matérielle à la reconstruction parvienne à la population de manière sûre, grâce à l'appui du réseau national de soutien à la Palestine existant depuis des années. Ainsi, nous apportons une aide efficace et notre solidarité aux Comités Populaires d'Urgence mis en place à Gaza par les différentes composantes Palestiniennes. Cette Association doit se réclamer du principe de laïcité et doit s'ouvrir à toute personne physique ou morale, à l'exclusion de celles qui professent une idéologie raciste. Cette Association pourrait s'inscrire dans le Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens et dans les regroupements d'organisations qui partagent ses objectifs à l'échelle nationale (plateforme des ONG françaises pour la Palestine), européenne (ECCP) et internationale.

Xavier Agusti - Vernon.

Pour en débattre, Réunion Publique ce soir à Louviers, à l'initiative de la section Eure-Seine du Parti Communiste Français; de la cellule PCF de Louviers; des élus communistes et républicains du département et de Xavier Agusti, élu communiste de Vernon et membre de l'association AFPS

Par PCF LOUVIERS
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 9 février 2009

Réunion Publique
Vendredi 13 février à 18h30
Salle Pierre Mendès France à Louviers

Soirée de Solidarité avec le Peuple Palestinien
et de soutien aux forces de paix en Palestine et en Israël

En présence de Taoufiq Tahami, vice-président de l'Association France Palestine Solidarité et de Richard Walkman, membre de l'Union Juive Française pour la Paix.

Soirée à l'initiative de la section Eure-Seine du Parti Communiste Français; de la cellule PCF de Louviers; des élus communistes et républicains du département; de Xavier Agusti, élu communiste de Vernon et membre de l'association AFPS

Avec le soutien de:
l'Association France Palestine Solidarité (AFPS);
l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP);

l'Association pour le Jumelage entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes de France (AJPF);
Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP);
Forum pour un autre monde

Par PCF LOUVIERS
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 4 janvier 2009

50e anniversaire . Avec le nouvel an, et sur fond de difficultés économiques, les Cubains fêtent la victoire des « barbudos » sur la dictature de Batista.

Commémoration sans fard à Cuba du triomphe des « barbudos » le 1er janvier 1959 quand ils installent le pouvoir révolutionnaire et mettent en déroute le dictateur Fulgencio Batista. Che Guevara vient d'entrer dans la capitale, la colonne de Fidel Castro prend Santiago avant d'atteindre La Havane le 8 janvier, dans la liesse générale.

Le véritable coup d'envoi de la révolution avait été donné cinq ans plus tôt, après le putsch du général Batista renversant le gouvernement de Carlos Prio Socarras. Le 26 juillet 1953 le jeune avocat nationaliste Fidel Castro organise l'attaque de la caserne Moncada. C'est un échec et quatre-vingts combattants sont tués. Arrêté et condamné à 15 ans de prison, Fidel rédige « L'histoire m'acquittera », plaidoyer en faveur de la libération de son pays aux mains de l'oligarchie, gangrené par la corruption, devenu le « bordel » de l'Amérique. Il veut remettre le pouvoir au peuple.


Libéré en 1955, il s'exile avec son frère Raul au Mexique, d'où il organise la résistance à Batista. Son groupe devient le Mouvement du 26 juillet. Plusieurs opposants à la dictature le rejoignent, et parmi eux un jeune médecin argentin, Ernesto Rafael Guevara, que les exilés cubains appelleront « Che ». Le 2 décembre 1956, Fidel Castro monte une expédition avec 82 autres compagnons. C'est l'épopée mouvementée du Granma, dont seulement 12 combattants survivront (dont les frères Castro, Che et Camilo Cienfuegos), le repli dans la Sierra Maestra, l'organisation de la guérilla, le soutien populaire notamment des paysans, puis la victoire. Le retentissement est immense dans tout le continent. Son importance est d'autant plus grande que le castrisme va être à l'origine d'une expérience révolutionnaire sans précédent en Amérique latine.


Cinquante après, malgré les pressions, les attentats, les menaces, les sanctions, les tentatives de déstabilisation, Cuba n'a pas été précipité par le fond. Au contraire elle a résisté, et la petite flamme qu'elle a entretenue a été ranimée par nombre de ses voisins latino-américains tels le Venezuela ou la Bolivie. L'embargo exercé par les États-Unis pour rendre gorge à ce petit pays pauvre de 11 millions d'habitants, qui s'est doté d'une constitution socialiste, a pratiquement l'âge de la révolution cubaine. Il a de façon permanente empêché Cuba de prendre son envol économique. Le prix a été lourd à payer : après l'alignement sur l'URSS malgré des relations souvent tumultueuses, l'effondrement du bloc de l'Est a été catastrophique pour la grande île caraïbe, la plongeant, dans les années 1990, dans la « période spéciale » où chacun jouait alors sa survie.

Ce demi-siècle recouvre aussi le long pouvoir de Fidel Castro pour sortir le peuple cubain de la misère, lui donner l'égalité, la dignité et l'indépendance. La révolution cubaine a bénéficié au plus grand nombre de Cubains, notamment en matière d'éducation et de santé.


Gravement malade, Fidel Castro à l'indéniable charisme a passé la main officiellement le 19 février 2008. Il a été remplacé à la présidence par son frère Raul. L'ère de l'après-Fidel, sans soubresaut, a laissé augurer des changements notamment pour l'alimentation, les transports et le logement, objets des principales doléances des Cubains. De fait il y a eu des avancées que vient aujourd'hui contrarier l'onde de choc de la crise internationale.

Mais une discussion plus générale a eu lieu depuis de longs mois avec l'ensemble des Cubains, dans un exercice à grande échelle de démocratie participative, sur la manière de remettre de l'ordre dans l'économie, la rendre plus efficace et productive. Au nombre des premières mesures et pour réduire la dépendance alimentaire (80 % des importations), des terres ont été distribuées en usufruit à des paysans avec obligation de produire et de contribuer à la souveraineté (alimentaire) du pays.

Lors d'un discours samedi dernier à l'Assemblée nationale, Raul Castro a souligné que « chacun devait recevoir selon son travail » et que le salaire devait retrouver « sa vraie valeur ». La loi mettant fin à l'égalitarisme salarial doit entrer en vigueur le mois prochain. Par volonté de « rationaliser » les dépenses, il a aussi déclaré qu'il fallait « éliminer peu à peu les allocations indues » pour assurer l'égalité entre tous les Cubains. D'autres mesures réclamées depuis longtemps par une population qui a soif de consommer ont été prises : l'accès aux hôtels pour ceux disposant de la monnaie convertible (CUC), les ordinateurs, téléphones portables, lecteurs de DVD, fours à micro-ondes, motos désormais en vente libre. Les Cubains pourront également acheter ou vendre leur véhicule ou leur logement. Le visa indispensable pour voyager pourrait disparaître. La bureaucratie commence à être dépoussiérée et l'administration de l'État est allégée.

Cuba avance à son rythme sur sa propre voie, dans un contexte international qui lui est sans doute plus favorable. Toutefois son économie traverse une période particulièrement difficile avec l'effondrement du cours du nickel (son premier poste à l'exportation) et surtout à cause du passage de trois ouragans qui ont provoqué pour plus de dix milliards de dollars de dégâts et nécessiteront plusieurs années pour tout remettre en état. Enfin, l'un des défis que La Havane doit continuer de relever est celui de ses relations avec Washington. Raul Castro s'est dit prêt à un dialogue « sans carotte ni bâton » avec le nouveau président américain. Barack Obama prendra prochainement ses fonctions. Pendant sa campagne électorale il s'était montré favorable à un « adoucissement » des relations avec Cuba (notamment sur les restrictions de voyage et l'envoi de fonds). Fera-t-il un pas ?

 

Par PCF LOUVIERS
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 30 décembre 2008

La politique du Général De Gaulle n'a pas laissé que de bons souvenirs aux français, mais ses discours devenaient plus crédibles quand il évoquait la situation internationale et en particulier la situation israélo-paestinienne en parlant des juifs, des sionistes, et de la politique de la France vis-à-vis des différentes parties.

En 1967, le général De Gaulle met en garde contre les risques de guerre au Proche-Orient. Historiens, Samir Kassir (assassiné le 2 juin 2005 à Beyrouth) et Farouk Mardam-Bey, dans la véritable somme qu'ils ont publiée sur la politique française au Proche-Orient, évoquent, en interrogeant le changement dans les relations franco-israliennes en 1967, les motivations du général De Gaulle. Ils soulignent notamment sa « volonté d'affirmer la présence de la France dans le jeu international » et sa « volonté d'apaisement ». Il craignait, soulignent les chercheurs, que la tension entre les blocs s'amplifie en cas de guerre au Proche-Orient au point de dégénérer. Et, ayant « pris la mesure du rapport des forces » défavorable aux pays arabes, « il avait acquis la certitude que la guerre n'était pas nécessaire pour assurer la survie d'Israël ». Une vision qui le conduira à aller à l'encontre de ce qu'était alors majoritairement l'opinion française.


Sans épouser les positions des Etats arabes, De Gaulle condamnera l'agression puis l'occupation israélienne des territoires conquis par la guerre, sans pour autant évoquer les Palestiniens. Il fera de la philosophie de la résolution 242 celle de la politique française, telle que la suivront et la compléteront ses successeurs. Alors que la France était fournisseuse d'armements à Israël, le général De Gaulle (après de nouveaux raids israéliens, comme au Liban) décide l'embargo en janvier 1969.


De sa conférence de presse du 27 novembre 1967, certains n'ont retenu qu'une formule soulevant alors les passions, laquelle qualifiait « les juifs, jusqu'alors dispersés », de « peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur ». La très longue intervention de De Gaulle se veut en fait un regard sur l'histoire, les ambitions s'exprimant de part et d'autre, les rapports de forces, les conditions d'un règlement et le rôle de la France. Et d'énoncer le mécanisme du cycle occupation, résistance, répression : « Maintenant, il (Israël) organise sur les territoires qu'il a pris l'occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s'y manifeste contre lui une résistance, qu'à son tour il qualifie de terrorisme »...


Plus de quarante ans après, il semble important, à la lumière de l'histoire, de revoir l'intervention de Charles de Gaulle dans son intégralité (14'32). 



De Gaulle, les juifs et les sionistes
envoyé par lenvers-du-decor



Par PCF LOUVIERS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 29 décembre 2008

Solidarité avec le peuple palestinien.

 

L'horreur, jusqu'où?

L' offensive militaire israélienne à Gaza, d' une violence jamais vue, suscite une très grande émotion et une indignation légitime. C' est une punition collective particulièrement meurtrière, un crime de guerre selon la
4ème Convention de Genève, qui est perpétré contre le peuple palestinien ! Personne ne peut croire que cette agression dévastatrice pourrait - comme le prétendent les dirigeants israéliens - conduire au rétablissement de la sécurité. Au contraire, en agissant ainsi les autorités israéliennes choisissent l'escalade. Jusqu'où ?

Un blocus contre le peuple palestinien.

Quelles sont les vraies causes de cette crise dramatique ?
Le peuple de Gaza étouffe depuis des mois sous un blocus économique, un véritable siège, aux conséquences sociales terribles. Plus de 50% des habitants de la Bande de Gaza sont au chômage. Sans eau, sans électricité, sans ravitaillement normal en denrées de base, la vie quotidienne est devenue un enfer. Aucun peuple ne pourrait supporter un tel traitement et une telle volonté d'écrasement et d' humiliation.
Tout le peuple palestinien, en Cisjordanie comme à Gaza, est visé par cette politique inhumaine qui accompagne un processus de colonisation permanent des terres palestiniennes, avec la construction d'un mur d' annexion qui coupe des villages, détruit des cultures, ruine des familles...

Les résolutions de l' ONU doivent être appliquées.

Toutes les conditions d' une crise majeure ont été ainsi entretenues durant des mois par Israël dans le mépris affirmé des résolutions des Nations-Unies et du droit international. Le gouvernement israélien n' a respecté aucun des engagements pris depuis des années en sabordant le processus de paix lancé au début des années 90, en refusant l' initiative de paix arabe. La tragédie d' aujourd'hui est le fruit de cette stratégie et du soutien que les Européens , dont la France, et les Etats-Unis ont généreusement octroyé à Israël.
Nicolas Sarkozy est même allé très récemment jusqu'à encourager le gouvernement de Tel Aviv en rehaussant le statut d' Israël dans son association avec l' Union européenne !

Ça suffit ! Halte aux bombardements !

L' agression israélienne doit cesser immédiatement.
Les autorités françaises et européennes doivent exiger d' Israël l' arrêt des opérations militaires, la levée du blocus de Gaza, le retour à la négociation, l'application des résolutions des Nations-Unies pour un règlement garantissant notamment le retrait des territoires occupés, le démantèlement des colonies et du mur. L' accord d'Association Union Européenne/Israël doit être suspendu, comme l'avait demandé le Parlement européen il y a déjà quelques années, tant qu' Israël ne s' engage pas clairement dans cette voie.

La sécurité ne peut se construire que dans la justice et le respect du droit.

La sécurité pour tous - Israéliens et Palestiniens - ne peut se construire que dans la justice et le respect du droit dans la perspective d'un règlement politique. Le PCF appelle toutes les forces attachées à une paix véritable à s'exprimer et agir dans cet esprit, à s' engager ensemble pour la justice, dans la solidarité avec le peuple palestinien..

Par PCF LOUVIERS
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 5 novembre 2008

La victoire de Barack Obama est d'abord la défaite cinglante du néo-conservatisme de John Mac Cain et de Georges Bush. La politique réactionnaire du Parti républicain, la logique de guerre, le recul des libertés, l'ultralibéralisme, le soutien constant à la haute finance et aux spéculateurs ont été puissamment rejetés par une très large majorité de citoyens des Etats-Unis. Le Parti communiste français salue cet événement majeur.

La victoire du sénateur de l'Illinois montre une société américaine qui change. L'élection d'un président noir est un fait de grande portée dans l' histoire des Etats-Unis et un facteur d'encouragement pour toutes celles et ceux qui agissent, partout, contre le racisme et les discriminations.

Cette victoire de Barack Obama, c'est aussi l'expression d'une énorme attente de justice et de protection sociale, de démocratie et de paix. Barack Obama a contribué à faire naître d'immenses espoirs de changements aux Etats-Unis et dans le monde. Il faudra qu' il y réponde. C'est un défi considérable alors que la première puissance capitaliste est dans une crise profonde.

Barack Obama devra prendre des décisions courageuses et audacieuses pour sortir les gens de la misère, pour faire avancer la paix dans le monde.

S'il ne le faisait pas, il créerait ainsi une des plus grandes déceptions jamais connues, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses dans le monde entier. Après l'euphorie, la vigilance est donc de mise.

 

 

Par PCF LOUVIERS
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 13 août 2008
Le dalaï-lama est arrivé hier à Paris. Il effectue en France une visite de douze jours qui se dit à caractère religieux. Elle s’inscrit dans une campagne politique sur la crise tibétaine.

Chef spirituel et temporel du peuple tibétain, le 14e dalaï-lama, réincarnation du 13e et remontant le fil du temps, incarnation physique du bodhisattva de la compassion, c’est-à-dire le bouddha en devenir, s’impose en référence médiatique internationale incontournable. En ce début du XXIe siècle, n’est-on pas tenté de saluer là un net progrès de l’intelligence humaine ?

Depuis qu’il parcourt le monde, l’hôte aujourd’hui de la France pour une douzaine de jours a su mener sa barque. Mais son nom ne signifie-t-il pas « océan de sagesse », vaste profondeur dans laquelle il puise et façonne des déferlantes d’ambiguïtés sous un visage de vieux gourou sympathique et volontiers railleur.

Quand le dalaï-lama flirtait avec la CIA.

Selon la doctrine bouddhiste tibétaine, chaque être se réincarne après sa mort. À l’âge de trois ans, Tenzin Gyatso est reconnu, grâce à une série de signes, comme la réincarnation de ses treize prédécesseurs. Le 22 février 1940, il est intronisé dalaï-lama à Lhassa, la capitale du Tibet.

Il a alors quatre ans. « On me demande souvent si je crois réellement cela, disait-il en 1991. Il n’y a pas de réponse simple à cette question. Mais (…) considérant mon expérience dans cette vie et mes croyances bouddhistes, je n’ai aucune difficulté à accepter que j’ai un lien spirituel avec les treize précédents dalaï-lamas (…) et avec le Bouddha lui-même. » Voilà pour la filiation. Côté fréquentations, elles sont tout aussi complexes.

Il est vrai qu’enfant, le saint homme a reçu un nazi autrichien comme précepteur. L’un de ces alpinistes qui attaquaient l’Eiger pour, au retour, avoir le plaisir d’être décoré par Hitler. Le dalaï-lama n’a jamais renié ce maître, auteur de Sept Ans au Tibet, auquel il a rendu visite jusqu’à sa mort. Il eut par la suite d’autres liaisons dangereuses comme le gourou japonais de la secte Aum, Shoko Asahara, qui, en 1995, s’illustra en empoisonnant par gaz les passagers d’un métro de Tokyo, entraînant la mort de plusieurs dizaines de personnes et la contamination de 5 500 autres. Selon une enquête du magazine allemand Stern, les deux hommes se seraient rencontrés à cinq reprises à partir de 1987. Le journaliste Christopher Hitchens, auteur de l’ouvrage His Material Highness, estime que le gourou aurait en outre contribué à hauteur de 1,2 million de dollars à la « cause tibétaine ».

Entre-temps, dans les années soixante, c’est avec la CIA que flirtait le dalaï-lama à raison d’une aide financière et de l’entraînement de groupes armés tibétains renvoyés sur le Toit du monde pour tenter le coup de main contre l’armée chinoise. Les faits sont connus, révélés et confirmés par les agents américains eux-mêmes. Mais l’image médiatique du prix Nobel de la paix en 1989 est telle que personne n’ose vraiment s’en émouvoir !

« Vouloir comprendre la "question tibétaine" à partir des déclarations du dalaï-lama et de ses disciples serait comme vouloir reconstruire la Révolution française en se fiant aux "analyses" de la réaction des nobles réfugiés à l’étranger, et qui tendaient à placer tous leurs espoirs dans les baïonnettes des puissances contre-révolutionnaires », écrit un spécialiste de la région.

Interviewé par le Nouvel Observateur en juin dernier, le chef tibétain ne confiait-il pas que, avant 1959, le Tibet était « fondamentalement » « une société heureuse, une humanité heureuse, paisible en général ». En fait, un régime théocratique des plus arriérés.

Sous son règne, aristocrates et religieux possédaient 95 % du territoire. Les paysans étaient dans leur majorité réduits au servage. Et dans le registre des « lois », les codes 13 et 16 donnaient le moyen de calculer le juste prix du manant que le seigneur souhaitait vendre ou acheter. Une sorte de charia tibétaine donnait le droit à l’autorité de mutiler pour punir.

L’obligation politico-religieuse

Que revendique aujourd’hui celui qui se considère comme « le porte-parole libre du peuple tibétain » ? Officiellement, le dalaï-lama se présente comme un modéré, partisan de la ligne médiane. Face aux indépendantistes, il ne réclame « que l’autonomie du Tibet ». Mais sur son étendue dite historique qui engloberait les provinces du Gansu, du Qinhaï, une partie du Sichuan et du Yunnan, où vivent des petites minorités tibétaines, soit près du tiers de la Chine. Quant au régime politique envisagé, il fleure bon un retour à la théocratie, bien que le principal intéressé s’en défende. Pourtant, la séparation entre sphère politique et sphère religieuse est bien absente.

La « Constitution » établie par le gouvernement en exil se conclut avec une « résolution spéciale », approuvée en 1991, dans laquelle on proclame l’obligation politico-religieuse de la « foi » et de l’« allégeance » à l’égard de « Sa Sainteté le dalaï-lama », appelé à « rester avec nous à jamais comme notre chef suprême spirituel et temporel ».

Par PCF LOUVIERS
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés